Article de Julien Kaibeck (du site beauté au naturel).


La Saint-Valentin est une des fêtes les plus commerciales. Abrités derrière le masque de l’amour, c’est surtout l’occasion pour les commerçants de vendre fleurs, bijoux et parfums…

Si vous souhaitez offrir des bijoux à votre partenaire, pas de problème. Idem avec les fleurs, vous ferez très probablement des heureux…

En revanche, attention aux parfums que vous pourriez offrir.

Je ne voudrais pas jouer le rabat-joie, mais dans cette lettre je vais vous parler de la face cachée des parfums. Car loin des images en papier glacé qui vous font rêver, tout n’est pas rose en la matière.


Que contient mon parfum ?

La grande majorité des parfums répond à une formule simple : dans un joli flacon, on a ajouté des substances odorantes à une grande quantité d’alcool rendu impropre à la consommation (pour éviter que certains ne décident de se saouler avec ;-)).

La concentration en substances odorantes varie.

Ainsi, une eau de Cologne contient environ 3 % de parfum, tandis qu’une eau de toilette en contient environ 6 %, et qu’une eau de parfum est encore plus concentrée. C’est ce qui explique la différence de prix entre ces produits.

J’ai parlé de « substances odorantes ». Vous pensez certainement aux essences naturelles et aux huiles essentielles traditionnellement utilisées en parfumerie.

Hélas, ce sont les grandes absentes des formules.

Depuis plusieurs décennies, on fait bien plus volontiers appel à des molécules de synthèse pour créer un parfum. Les « nez » des grandes marques de luxe en raffolent. Pourquoi ?

  • D’abord parce qu’elles sont plus stables car synthétiques et standardisées
  • Mais aussi parce qu’elles permettent une plus grande créativité : la palette des fragrances est infinie ou presque.

Elles n’en demeurent pas moins volatiles, et pas forcément sans danger car elles vont à la fois être respirées ou déposées sur la peau.

Certains reprocheront à ces molécules d’être synthétiques. Mais en réalité, ce qui est vraiment problématique, c’est surtout le manque d’information qu’on a sur leur potentiel effet irritant, allergène, et surtout perturbateur endocrinien.

En 2015, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a étudié l’air de nos foyers. La moitié d’entre eux étaient pollués par les COV (composés organiques volatils) émis par les produits d’entretien, les détergents, les peintures et… les parfums !

En y regardant de plus près, on sait que ce qui pose problème avec les parfums, ce sont surtout les phtalates et les muscs synthétiques. Ces substances sont de potentiels perturbateurs endocriniens et on connaît très mal leurs effets à long terme sur notre organisme, ou leur effet cocktail lorsqu’on y est exposé à répétition en même temps qu’à d’autres substances polémiques.


Vous êtes probablement choqués de lire que la majorité des parfums, même des marques de luxe, n’est pas du tout le fruit d’un travail artisanal noble et sain. Vous aimeriez être certains que vous ne risquez rien à vous asperger de votre fragrance préférée, ou à l’offrir à votre bien-aimé(e). Pas facile !

Alors, comment savoir si mon parfum est inoffensif ?

Contrairement aux autres cosmétiques, les parfums ne sont pas soumis à l’obligation légale de mentionner explicitement leur composition sur l’emballage, à travers la fameuse liste INCI.

C’est là une exception à la règle, durement négociée à l’époque par les industriels du parfum qui voulaient protéger leur secret industriel.

Dans l’INCI d’un soin cosmétique, le mot « parfum » ou « fragrance » désigne la composition secrète du parfum, le jus, qui équivaut le plus souvent à des dizaines de molécules mariées entre elles par un nez pour composer une fragrance unique.

Cela ne vous dira en rien si la composition contient tel ou tel phtalate, ou bien des muscs synthétiques. Cela ne vous dira par non plus si la composition est à base d’ingrédients naturels ou non. Dans le meilleur des cas, vous verrez apparaître une liste d’allergènes sur l’emballage, car il est obligatoire de les mentionner et ces agents sont issus d’une liste officielle. C’est le cas des mots comme linalol, limonène, cinnamal, coumarin, etc… Il s’agit là de composés d’ingrédients, et non d’ingrédients à proprement parler. Ce n’est pas le plus grave, sauf si vous êtes sujet(te) aux allergies, vous devrez alors éviter le produit.


Il existe quand même des parfums naturels

Rassurez-vous, il existe des parfums naturels et moins sujets à la polémique. Attention cependant, les parfums naturels sont le plus souvent formulés à partir d’huiles essentielles et certaines parmi celles-ci peuvent avoir un effet perturbateur endocrinien également. Cela concerne surtout les sauges, le cèdre, le cyprès, certains pins, le niaouli, le patchouli.

On peut aussi être allergique à un parfum naturel, mais ne confondons pas tout. Dans l’ensemble, on peut retenir qu’un parfum naturel et certifié bio à base d’essences nobles de géranium, de rose, de lavande, de citrus, posera moins de problèmes.

Comment identifier les parfums sécurisants ?

Une solution facile pour être sûr(e) d’éviter les phtalates et les muscs synthétiques est d’avoir recours à un parfum certifié par un organisme reconnu ou portant une mention bio ou Slow Cosmétique. Les chartes cosmétiques bio et slow reconnues interdisent le recours aux parfums de synthèse, aux muscs, ainsi que la présence de phtalates polémiques.

Une autre solution consiste à demander au fabriquant de votre parfum préféré si ses produits contiennent des phtalates ou non. Ce ne sera pas facile mais vous aurez peut-être une réponse, surtout si la réponse est non, car le fabricant sera fier de pouvoir vous rassurer.

Dans tous les cas de figure, retenez quelques astuces pratiques :

  • N’offrez pas de parfums synthétiques aux femmes enceintes ou aux enfants pré-pubères.
  • Tentez de trouver un parfum certifié bio ou portant la mention Slow Cosmétique qui vous convienne.
  • Utilisez le parfum avec parcimonie et sans trop l’inhaler si possible, car il convient surtout d’éviter les inhalations à répétition et sur le long terme (effet cocktail).
  • Ne vaporisez pas directement sur la peau. Mieux vaut parfumer les vêtements, c’est un conseil simple et rassurant.
  • Evitez aussi les soins cosmétiques comme les laits pour le corps ou les crèmes parfumés artificiellement. Repérez le mot « parfum » ou « fragrance » dans la liste INCI, et s’il n’est pas garanti naturel, n’achetez pas.
  • Vous pouvez aussi fabriquer un parfum « maison » à base d’huiles essentielles ou d’arômes naturels, mais faites alors bien attention aux contre-indications des huiles essentielles. 

On trouve plusieurs parfums bio et 100 % naturels ici



Ah, profit quand tu nous tiens ! 

Donc, si vous tenez à votre Valentin(e), vous savez ce qui vous reste à faire !  A moins que …

A votre santé (holistique) !

Article d’Alexandre Imbert


Plus de trois millions de téléspectateurs ont regardé, le 2 février dernier, l’émission Cash Investigation, animée par Elise Lucet sur France 2

Le reportage, consacré à la consommation de pesticides en France et à ses conséquences sanitaires, a sans doute ouvert les yeux à beaucoup de gens qui ont découvert à quel point l’eau que nous buvons, les aliments que nous mangeons et l’air que nous respirons sont imprégnés de ces poisons. Jusqu’ici, seuls les médias alternatifs, comme nous, criaient au scandale. Aujourd’hui, personne ne pourra plus dire qu’il ne savait pas.

Je ne vais pas vous redire ici ce que vous pouvez voir en replay sur internet, mais je ne peux m’empêcher de revenir sur cette scène jubilatoire du reportage tournée au Procope (un grand restaurant parisien proche du Sénat et de l’Assemblée nationale) où l’on voit le président du laboratoire Syngenta France, Denis Tardit, entouré d’une demi-douzaine de parlementaires, oser bafouiller que les « bénéfices sociétaux » des produits phytopharmaceutiques permettent « tous les jours d’avoir une alimentation de qualité et peu chère ». 

On entend, en fond, le sénateur du Jura, Gérard Bailly (LR), beugler  « les médias se croient tout permis ! », celui de Haute-Saône (Michel Raison, LR) se fourvoyer avec une remarque très significative « Vous seriez contente si on venait vous déranger, chez vous, lors d’un repas de famille ». Il y a aussi des gens du ministère de l’Agriculture, mais ils ont plongé le nez dans leur assiette en voyant la journaliste et leur nom n’est pas cité dans le reportage.

Hormis ce morceau de bravoure, on retiendra de ce reportage que la disparition des pesticides (ou même la réduction de leur emploi) n’est pas pour demain. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll parle d’une échéance à 2025 pour diviser par deux les 65 millions de tonnes de pesticides déversés chaque année sur nos terres. Le patron de Syngenta se prend pour un bienfaiteur de l’humanité, les sénateurs sont « de la famille » et les agriculteurs restent persuadés qu’il n’y a pas d’autre moyen pour obtenir les rendements qui leur permettront de rembourser leurs crédits. Quant aux consommateurs, ils n’ont pas d’argent pour se payer des produits bio ou de l’eau de bonne qualité.

Nous voilà bien, nous, les hommes de bonne volonté, engagés dans une lutte qui dérange tout le monde. Car on ne voit pas bien ce qui pourrait permettre d’inverser la tendance, ni nous protéger de ce fléau. Même en étant particulièrement prudents, nous continuerons à respirer et à boire. Quant aux aliments bio, ils poussent quoi qu’on fasse sur cette terre empoisonnée, ils s’abreuvent de la même eau frelatée que nous. Nous sommes piégés, c’est le mot, et nos prédateurs sont lobotomisés, mais féroces et puissants.

Le lâcher-prise, la bienveillance, l’ouverture des consciences, l’initiative individuelle, les comportements alternatifs.
Rien de ce que nous voyons éclore aujourd’hui n’aura d’effet contre ces gens-là.
C’est ce que j’ai conclu à l’issue de ce reportage en me disant, avec tristesse, qu’il faudra sans doute envisager un « grand soir » pour en finir, celui où on mettra leur tête sur une pique.
Tant pis pour la bienveillance.

 

Nous comprenons aisément la position (un peu) extrême d’Alexandre au vu d’un tel scandale sanitaire au vu et au su de nos gouvernants. C’est intolérable, mais faut il faire la révolution pour nous faire entendre ? Faut il  faire tomber les têtes pour que cela change ?

Et si le changement venait de nous autres, consommateurs, sans verser de sang ni changer de gouvernants, car nous sommes encore en démocratie et le pouvoir appartient bien au peuple !

Il serait bien plus facile d’agir à notre niveau, de faire notre part aussi petite soit elle et sans forcément passer par les urnes, car comme vous le remarquerez, cela dure depuis trop longtemps et ce quel que soit le gouvernement en place !

  1. Et si nous faisions travailler nos petits producteurs locaux en se fournissant directement chez eux ou sur les marchés plutôt que d’aller faire nos courses au supermarché dont on sait que la politique du profit maximal les oblige à se ravitailler avec des produits à la qualité minimale. En privilégiant la qualité à la quantité, nous choisirions des produits biologiques ou à défaut de  produits peu traités (la plupart des petites exploitations restent raisonnables dans leur recours aux phyto-sanitaires) faciles à trouver dans des coopératives, des associations de type AMAP ou sur les marchés locaux. Bien sûr les légumes auront peut-être une « sale » gueule, un peu de terre sur les feuilles, ou d’un calibre hors norme …

  2. Et si on cultivait notre propre potager certes plus facile à la campagne mais pourquoi pas en ville sur les balcons ou les toits terrasse et se mettre à plusieurs pour mutualiser les efforts et le temps. Qualité, fraîcheur et économie garanties !

  3. Et si on boycottait tous les plats industriels dont on sait qu’ils sont préparés avec des ingrédients de qualité minimale issus de l’agriculture intensive qui utilise les pesticides à grande échelle. Il suffirait de prendre un peu plus le temps de cuisiner des plats maison, qui peuvent être très simples de préparation. Sinon il serait plus intelligent de réduire le temps passé devant la télévision ou l’ordinateur.

  4. Et si on boycottait les produits phyto-sanitaires utilisés par un grand nombre de jardiniers amateurs au profit de produits plus naturels et respectueux de l’environnement.

  5. Et si on adhérait à des associations locales, à des mouvements qui informent et responsabilisent les consommateurs sur une autre voie de production, de consommation et bien sûr de réflexion. Le fait de changer de vision (en ôtant les lunettes du conformisme et de l’économiquement correct) nous donnera d’autres voies de réflexion propices à un changement en douceur, pacifique et moins déstabilisant.
    Je pense au mouvement Colibris initié par Pierre Rabhi.
    Il n’y règne aucun sectarisme hormis celui du retour aux vraies valeurs humaines.
    http://colibris.ning.com/

 

 

Publication du Pr Henri Joyeux (28/01/2016)


J’étais la semaine dernière avec Pierre Rabhi en conférence à l’Ecole d’ingénieurs de Purpan, à Toulouse.

Plusieurs élèves m’ont alerté du fait que le mot « agriculture » a disparu du titre de l’école. Il n’y a pas si longtemps, quand les jésuites étaient encore présents, elle s’appelait « École supérieure d’agriculture de Purpan ».

L’agriculteur devenant le premier acteur de santé, il est urgent que l’agriculture prenne sa vraie place.

J’ai beaucoup appris de Pierre Rabhi et des nombreuses questions des élèves et du grand public.
Voici les questions les plus importantes que nous avons reçues :

1. Le lien entre notre alimentation et les maladies développées dans notre société est-il scientifiquement prouvé, et le cas échéant, dans quelle mesure ?

Il est démontré que 48 à 50 % des cancers sont liés à de mauvaises habitudes alimentaires qui réduisent nos défenses immunitaires.

Évidemment, il y a aussi d’autres facteurs en cause : le tabac, les pollutions, les perturbateurs endocriniens (le premier étant évidemment la pilule, mais personne n’ose le dire). Le stress, surtout chronique, joue aussi un rôle néfaste car il diminue nos défenses.

Nous sommes débordés de patients atteints de cancers à tous les niveaux de l’organisme, de maladies auto-immunes qui peuvent toucher selon les susceptibilités génétiques tous les organes :

  • La thyroïde avec la thyroïdite 
  • Le tube digestif avec la maladie de Crohn et la rectocolite ulcéro-hémorragique, avec toutes leurs complications articulaires, oculaires, cutanées 
  • Les maladies de peau avec le lupus et la sclérodermie 
  • Les maladies rhumatismales avec la spondylarthrite ankylosante, les polyarthrites et même les maladies neurologiques avec sclérose en plaques (SEP), sclérose latérale amyotrophique (SLA), Alzheimer et Parkinson 
  • Les maladies musculaires et tendineuses (fibromyalgie, myosites et tendinites)…

Bref, il est logique que notre organisme réponde à sa façon à toutes les intoxications liées à de mauvais comportements alimentaires et qui concernent notre vie quotidenne. Les allergies et intolérances alimentaires sont actuellement légion, y compris chez les enfants. Les vaccinations trop nombreuses et trop précoces sont en cause, mais ne le dites à personne, vous seriez taxés d’être antivaccins (ce qui n’est pas vrai).

2. Au fil de votre parcours, qu’avez-vous observé dans les comportements alimentaires de notre société, que vous déconseillez absolument ?

Il est réconfortant de constater la prise de conscience qui est en train de se produire. Le grand public, toutes les générations confondues, sait maintenant que nos habitudes alimentaires associées à d’autres comportements de vie sont à la base de notre santé.

C’est pourquoi il y a tant de monde dans les conférences et tant d’émissions audiovisuelles sur les sujets de santé. Le danger c’est que la plupart des émissions de santé dirigées par des médecins, plus propagandistes qu’hommes ou femmes de santé, sont sponsorisées astucieusement par les lobbies de l’agroalimentaire et des laboratoires pharmaceutiques.

Nous consommons 80 % de produits animaux et 20 % de végétaux. Il faut inverser ce rapport et nous serons en bien meilleure santé. Nous devons choisir surtout des produits issus d’une agriculture de qualité, biologique, biodynamique, permaculture, agroforesterie pour mieux produire, mieux manger, mieux vivre. C’est le bonheur.

3. S’il y a trois règles de base à respecter en matière d’alimentation pour conserver une bonne santé, quelles sont-elles ?

  • Mastiquer longuement tout ce que nous mettons dans notre palais des saveurs. Chaque bouchée doit être mastiquée au moins 20 fois, idéalement 35 fois. On stimule ainsi le goût et l’odorat. N’oubliez pas que vous refaites les papilles de votre langue tout les 10 jours et votre odorat tout les 3 mois. Les premiers signes de l’Alzheimer et du Parkinson, bien avant perte de mémoire et tremblements, sont la diminution du goût et de l’odorat. Leur stimulation est donc nécessaire.
  • Moins de produits laitiers de vache (ils contiennent trop de lactose, trop de calcium et trop de facteurs de croissance), moins de viandes rouges et charcuteries (ils contiennent trop d’acides gras saturés et de sel) à remplacer par poissons, fruits de mer et viandes blanches.
  • Plus de fruits frais, de légumes, de légumineuses et de céréales issues d’une agriculture biologique de proximité. Si la cuisson est nécessaire, celle qui est la meilleure pour les goûts et la santé est la cuisson à la vapeur douce, avec un cuit-vapeur ayant un grand compartiment inférieur, à un seul étage avec des trous de 0,7 mm pour laisser passer largement la vapeur, et dont le couvercle est bombé. C’est la plus courte et la plus saine de toutes les cuissons si elle est bien pratiquée. Elle ne dépasse pas 95°C, conserve les meilleurs nutriments et élimine les produits toxiques.

4. En ayant de bonnes habitudes alimentaires dès le début de sa vie, pensez-vous sincèrement que l’on puisse éviter de développer un cancer, du diabète ou une obésité ?

Certainement. Cela commence par l’allaitement maternel qui n’est pas assez valorisé en France, et pour cause. On préfère pousser, par des publicités aux allégations nutritionnelles alléchantes, les laits maternisés qui ornent de manière outrancière les devantures de la plupart des pharmacies. En Australie comme en Allemagne ou en Scandinavie, plus de 90 % des femmes allaitent leur bébé, comme le recommande l’OMS, 6 mois intégralement et une année de plus matin et soir avant et au retour du travail.

En France on donnait largement dans les maternités du « parlodel » ou « bromocriptine », médicament dangereux qui bloque la lactation et qui devrait être interdit dans cette indication.

Aux conseils alimentaires que nous donnons, il faut ajouter une activité physique qui fait transpirer pour éliminer les produits toxiques – de plus en plus nombreux – que nous respirons et consommons sans le savoir.

Nous sommes trop sédentaires. Regarder la télé 3 h 50 par jour, c’est assurément le surpoids et l’obésité, le diabète de type II et celui de type III qui n’est autre que l’Alzheimer, la maladie neurodégénérative qu’on promet à presque toutes les personnes âgées. Elle peut toucher tous les milieux sociaux dès 65 ans. Même un ancien président des USA ou chez nous de la République sont touchés.

Regarder n’importe quoi à la télé, c’est perdre des neurones alors que nous sommes capables d’en gagner au moins 700 par jour. La télé actuelle, dans ses émissions people, est la plus belle entreprise d’anesthésie des consciences, alors qu’elle pourrait faire tant de bien à toutes les générations. Je propose déjà de l’éteindre pendant les repas de midi ou du soir, et de la supprimer des restaurants.

5. Si l’on modifie son comportement alimentaire « en cours de route », cela réduit-il significativement les risques, d’après vous ? Si oui, comment ?

Évidemment ! Quand vous avez été traité pour un cancer du sein ou de la prostate, ou du côlon, du poumon, du rein… vous n’avez pas envie de faire une récidive. C’est pourquoi j’ai publié deux livres : l’un sur le cancer du sein avec mon excellente collègue gynécologue Bérengère Arnal, de Bordeaux – « Comment enrayer l’Epidémie des cancers du sein et les récidives » – et même chose sur le cancer de la prostate avec l’excellent radiothérapeute le Dr HM Hay.

On guérit aujourd’hui statistiquement près de 50 % des patients atteints de cancer, parce que le diagnostic est fait assez tôt. Les 50 % que nous ne guérissons pas, c’est que nous les voyons trop tard, à un stade avancé de la maladie. Dans un proche avenir – cela a déjà commencé – nous ferons passer les 50 % que nous guérissons dans la prévention, et les 50 % que nous ne guérissons pas dans l’espace diagnostic précoce.

J’ai déjà dit et écrit que nous pourrions guérir tous les cancers en 2045, un siècle après la création des Instituts du cancer par le Général de Gaulle. C’est pourquoi je ne cesse de me battre pour la prévention.

Les médecins devraient donner des ordonnances de prévention plus que des prescriptions médicamenteuses inutiles et souvent dangereuses. Là est l’avenir de la médecine.

6. Avec l’usage de pesticides dans les cultures, les hormones qui se retrouvent dans nos cours d’eau, la pollution générée par notre société industrialisée, etc… N’est-il pas illusoire de croire que nous pourrons rester en bonne santé grâce à une bonne alimentation, puisque celle-ci est obligatoirement « contaminée » par tous ces éléments ?

Nous savons où se stockent ces produits dangereux dans notre corps – dans le tissu gras sous la peau – et comment les éliminer : par la transpiration. Mieux que le hammam, l’activité physique qui fait transpirer abondamment est utile pour éliminer ces produits. C’est à cela que sert la transpiration par nos glandes sudoripares.

Nous sommes des bipèdes pas seulement pour marcher, mais capables de courir, quelle que soit l’activité sportive. Cette activité physique régulière transforme dans notre cerveau les neuromédiateurs du pessimisme (déprime, jalousie, agressivité, insomnie…) en neuromédaieurs de l’optimisme (imagination, créativité, partage, bonheur, joies, sommeil réparateur sans somnifères…).

7. Lors de vos conférences, vous abordez en trois heures une multitude de points comme le diabète, l’obésité, les cancers, les maladies de peau chez les jeunes, les vaccins… peut-on être vraiment exhaustif en une seule soirée, ou bien, au final, tous ces thèmes se rejoignent-ils ?

Certainement pas exhaustif. Mais mon objectif est de faire réfléchir pour que le plus grand nombre change ses habitudes alimentaires. J’étais récemment avec mon ami Pierre Rabhi et la synthèse de notre conférence commune fut sa phrase : « Soigner la terre, c’est soigner l’homme. »

La terre nous est donnée pour savoir la respecter. Quand un agriculteur intoxique la terre pour soi-disant obtenir une récolte plus abondante, cela ne dure pas longtemps. Une année, deux tout au plus. Ensuite il faut racheter les semences. On s’est moqué des paysans, ils ont compris et ne vont plus se faire avoir. Pierre Rabhi est un éveilleur de conscience et d’humanité.

Nous sommes complémentaires et convaincus que le prochain président de la République doit comprendre que l’avenir appartiendra à un ministère d’État chargé de l’Agriculture et de la Santé. Car il faut valoriser les agriculteurs, ceux qui nous fournissent des produits de qualité, de proximité, bio, qui nous maintiennent en bonne santé, et refuser une agriculture productiviste faite d’AGM (aliments génétiquement modifiés) parce qu’on trafique la nature avec un seul objectif : le business qui ne voit en nous que des consommateurs. Le grand public l’a compris et se fera de moins en moins avoir. Les étiquetages doivent préciser la provenance des produits que nous voulons consommer et de quel type d’agriculture ils sont issus.

8. Vos prises de position ne font pas toujours l’unanimité, notamment avec la récente polémique sur les vaccins ou la corrélation que vous faites entre la consommation de lait de vache et le développement de cancers… que répondez-vous à vos détracteurs sur ces deux points ?

Je ne crains pas leurs arguments trop souvent liés à des lobbies. En voici deux, imparables :

  • Le calcium des produits végétaux, quand ils sont bien mastiqués, est absorbé par le tube digestif jusqu’à 75 %, alors que le calcium d’origine animale est absorbé au maximum à 25 %… Nous consommons trop de calcium et les excès de calcium du plan national de nutrition santé ne sont pas utiles à notre santé, contrairement à ce que chantent les lobbies.
    Il faut choisir les produits laitiers solides des petits animaux, chèvres et brebis qui ont plus de goût, lesquels nous rassasient plus vite et nous apportent avec une seule portion par jour suffisamment de calcium et pas trop de facteurs de croissance.
    Evidemment, 4 à 6 fruits frais de saison, de proximité et si possible bio apportent du calcium avec en plus les fruits secs, amandes, noix, noisettes… C’est le meilleur calcium car il est plus fortement bio-disponible.

  • Le meilleur vaccin pour un nouveau-né, c’est le lait de sa maman car il contient tout ce qu’il faut en anticorps et molécules protectrices de la santé du bébé. Quant au système immunitaire de l’enfant, je le répète sans cesse, il n’est pas mature avant 1000 jours après la conception, soit le temps de la construction embryonnaire puis fœtale de 270 jours, auquel il faut ajouter 2 années après la naissance. Il faut donc revoir de fond en comble le carnet de vaccinations. 
    Le débat grand public qui va s’ouvrir à propos des vaccins « obligatoires » ou « recommandés » va être utile – merci Madame la ministre – et démontrera que la vaccination « ça se discute », que c’est un acte médical authentique dont le médecin prescripteur est responsable, et pas un homme ou une femme politique…

9. Que conseillez-vous au grand public pour qu’il s’y retrouve dans tout ce qu’il peut entendre à propos de l’alimentation aujourd’hui ?

D’avoir un peu d’esprit critique. Se poser cette simpe question : quand le couple de docteurs XY et XX passe très souvent à la télé pour me parler de santé, cela rapporte combien à la chaîne, sans parler de leurs rémunérations, primes et autres subsides ?

Sont-ils vaiment scientifiques et sincères ou cherchent-ils à me faire passer une nouvelle technique, un dernier vaccin, le dernier somnifère ou anticoagulant, la dernière statine… dont je n’ai pas besoin ?

10. Enfin, j’imagine que vous recherchez toujours de nouvelles pistes de réflexion afin de perfectionner encore les conseils que vous donnerez au public en matière d’alimentation : quel est le thème qui vous occupe actuellement ?

Tout ce qui concerne l’humain, ce que j’appelle « l’anthropo-logique » m’intéresse. Il y a évidemment l’alimentation et toutes les maladies qu’elle peut engendrer ou éviter. Il y a aussi tout le domaine de l’affectivité et de la sexualité, car j’ai compris qu’on ne peut pas vivre sans amour. Mais d’où vient l’amour, à quoi sert-il et où va-t-il ? Ce sera l’objet peut-être d’une prochaine conférence et de prochaines lettres.

Belle semaine,

Professeur Henri Joyeux

 

Voilà une belle leçon de raison et de sagesse, qui de plus, est prodiguée par un homme de science du plus haut niveau !

D’où l’intérêt de porter une attention toute holistique (globale) aux problèmes tant politiques, économiques, écologiques, que sanitaires notamment sur le plan de la santé, qui nous préoccupe le plus au quotidien !

 

Article de Jean-Marc Dupuis

Si vous répondez « oui » aux 4 questions suivantes, vous pourriez diviser par 2 votre risque de mourir par rapport aux personnes de votre âge.
De plus, vous pourriez avoir 2,4 fois plus de chances de vivre sans Alzheimer, et 30 % de risques en moins de devenir gaga, ce qu’on appelle aujourd’hui la « démence sénile ».

Encore mieux : si vous répondez « non » à une ou plusieurs de ces questions, je vais vous donner des moyens simples de transformer ces non en oui. Vous aussi, vous pourrez alors regarder l’avenir avec confiance et le cœur en joie.

Cette lettre sera mon petit cadeau de Noël.

Voici les 4 questions fatidiques :

Question N°1 : Répondez-vous oui ou non à la déclaration suivante : « Certaines personnes errent dans la vie sans but, mais je n’en fais pas partie » ?

Question N°2 : Répondez-vous oui ou non à la déclaration suivante : « Je me sens bien lorsque je me rappelle mon passé, et quand je pense à ce que sera l’avenir » ?

Question N°3 : Même chose pour : « J’ai l’impression d’avoir déjà beaucoup fait et vécu d’aventures, mais il me reste encore énormément à découvrir. »

Question N°°4 : Même chose pour : « J’ai de nombreux projets et je crains de ne pas vivre assez longtemps pour les réaliser. »

Si vous répondez oui à une ou plusieurs de ces questions, c’est très positif car cela montre que vous avez un but clair qui anime votre vie.

Or, selon Patricia Boyle, neuropsychologue au Centre Rush pour la Maladie d’Alzheimer de Chicago (Etats-Unis), le fait d’avoir un but dans la vie (purpose en anglais) « est un prédicteur très fiable d’une bonne santé et du bien-être chez les personnes âgées » [1].

Avec ses collègues chercheurs, elle a suivi un groupe de 1238 personnes (âge moyen 78 ans) pendant 5 ans. Et elle a constaté que les personnes qui avaient des objectifs animant leur existence ont été 2 fois moins nombreuses à décéder que les autres [2] ! Elles ont aussi développé moins d’infirmités.

Le Dr Patricia Boyle a aussi suivi près de 1000 personnes de 80 ans en moyenne pendant une période allant jusqu’à 7 ans. Son équipe a constaté que les personnes qui ont un but dans la vie ont 2,4 fois plus de chances d’échapper à Alzheimer que celles qui n’en ont pas [3].

« Cela ralentit le rythme du déclin cognitif d’environ 30 % », explique-t-elle.

Le plus impressionnant est que, même si vous avez la maladie qui s’installe dans votre cerveau (l’Alzheimer se caractérise par le développement de plaques appelées « bêta-amyloïdes »), le fait d’avoir ce but vous protège contre l’apparition des symptômes d’Alzheimer. Autrement dit, votre cerveau est touché, mais votre vie continue comme avant, vous n’avez aucun signe de la maladie.

Vous êtes plus heureux, vous dormez mieux et vos organes fonctionnent mieux, en particulier votre cerveau.

Que veut dire « avoir un but dans la vie » ?

Pour les psychologues, « avoir un but dans la vie » signifie « vivre pour un objectif dépassant vos besoins quotidiens (se nourrir, dormir, se laver…). Un objectif qui vous aide à organiser vos activités quotidiennes », selon Patrick Hill, psychologue à l’université d’Ottawa.

Vous nourrir, vous laver, dormir, faire le ménage, acheter des choses sont des moyens pour vous, pas le but de votre existence.

Votre but est ailleurs. Il concerne peut-être des personnes dont vous avez la charge, un animal domestique, un projet artistique, une invention, une entreprise, un exploit sportif, un voyage…

Peut-être soignez-vous un conjoint, un enfant, un parent malade. Peut-être travaillez-vous pour assurer l’avenir de votre famille, embellir votre maison, votre jardin, ou protéger l’environnement.

Peut-être encore vous occupez-vous de vos enfants ou petits-enfants. Si vous êtes âgé et que vous n’avez plus beaucoup de force physique, cette aide peut consister à leur transmettre la sagesse que la vie vous a enseignée, pour leur éviter des accidents, des déconvenues, et les aider à mieux réussir leur propre vie. Ou peut-être assurez-vous tout simplement une présence, une écoute auprès de personnes qui en ont besoin.

Retrouver un but dans la vie quand on est seul, malade, malheureux

La question, évidemment, est de savoir comment retrouver un but dans la vie quand on est seul, malade et/ou malheureux.

Car on peut aussi avoir un but bien clair et un jour la maladie, un accident, ou la vieillesse, vous surprend et vous prive de l’espoir d’atteindre ce but. C’est donc le fait d’être vieux/malade qui vous empêche d’avoir des objectifs motivants dans l’existence !

Que faire, quand les choses vont dans ce (mauvais) sens ?

Le secret, c’est de comprendre qu’avoir un but dans la vie ne veut pas forcément dire chercher à réaliser vos rêves les plus fous.

Les médias présentent régulièrement des histoires phénoménales : une personne traverse la Manche à la nage alors qu’elle n’a ni bras ni jambes [4], un autre escalade l’Everest alors qu’il est aveugle [5]…

Ces exploits sont fantastiques. Ils nous rappellent – et c’est bien nécessaire – que les forces spirituelles de l’être humain sont pratiquement sans limites :
« à cœur vaillant, rien d’impossible » dit un proverbe.

Cependant, pour la plupart d’entre nous, réaliser nos rêves les plus fous n’est pas possible, et ce n’est de toutes façons pas important. Le Dr Patricia Boyle, la psychologue dont nous parlions plus haut, le confirme : « L’important, c’est d’apporter sa contribution », même modeste, au monde qui vous entoure.

Ainsi j’ai récemment entendu parler d’une dame de 80 ans, touchée par l’Alzheimer depuis deux ans et demi. Elle continue pourtant à travailler bénévolement dans un centre d’accueil pour personnes sans abri, où elle participe aux lessives et au repassage. Le résultat est que ses capacités mentales sont aujourd’hui bien supérieures à celles des autres malades de son groupe, même plus jeunes.

Les personnes qui s’occupent d’un chat, ou d’un chien, savent à quel point cela peut être gratifiant. Cela vous pousse à vous lever, à sortir, vous devez le nourrir ou le promener, et vous recevez en retour une affection et une fidélité sans bornes. De plus, observer un animal est source d’étonnement et de profondes réflexions sur la vie, la nature, et sur les êtres humains par comparaison.

Proposer son aide comme bénévole dans un refuge pour chiens ou chats abandonnés ne nécessite pas une bonne santé, mais c’est un bon moyen de se faire des amis à quatre pattes… et des amis tout court.

Les hôpitaux aussi ont besoin de bénévoles. Si les services de pédiatrie (médecine des enfants) ont souvent beaucoup de candidats, les difficultés sont plus grandes en gériatrie (médecine des personnes âgées). Et pourtant : « Il faut bien aider les vieux », disait une grand-mère de 90 ans qui s’occupait de malades qui avaient 20 ans de moins qu’elle ! Et vous n’avez pas besoin d’être en bonne santé pour cela non plus. Ce qui manque le plus dans nos hôpitaux, instituts, maisons de retraite, c’est le contact humain, le temps, l’écoute.

Un article du New York Times qui concerne ce sujet du « but de la vie » rapporte l’histoire touchante d’un vieux monsieur, Manny, appartenant à la communauté juive de New York. Jusqu’à sa mort, il faisait les livraisons à domicile pour la boucherie casher de son quartier. Cela lui permettait de rendre service tout en gardant le contact avec les personnes de la communauté, qui l’invitaient régulièrement pour un café et échanger des nouvelles [6].

En France, et dans la plupart des pays européens, le droit du travail incite à ne pas poursuivre son activité au-delà de 65 ans. Bien des personnes sont mises en « préretraite » ou retraite anticipée à 60 ans. Aux Etats-Unis, où cela est autorisé, des chaînes de magasins s’efforcent de créer des postes pour les personnes âgées, et même très âgées, qui souhaitent garder par ce moyen un contact avec la vie active.

C’est le cas de la chaîne de supermarchés Walmart qui leur propose de venir aider les clients aux caisses pour empaqueter les provisions et charger leurs courses en voiture. Les horaires sont totalement souples et adaptés aux capacités de chacun. Des personnes témoignent que c’est un moyen de rencontrer des gens, de faire plaisir, et d’aller mieux :

« Mon frère appelle cela ma thérapie payée », raconte une dame sur Internet. « Je plie et remets en rayon de nombreuses choses mais j’aide aussi les clients qui sont toujours amicaux. Mon but est de rendre service, faire un bon travail et améliorer ma santé et mon bien-être. Je recommande vraiment d’essayer. Je travaille seulement par périodes de deux jours. ».

Alors voilà. C’était quelques idées pour transformer vos éventuels « non » en « oui », aux questions fatidiques du début de cette lettre.

Joyeuses fêtes !

Jean-Marc Dupuis

Sources :

[1] Living on Purpose

[2] Purpose in Life Is Associated With Mortality Among Community-Dwelling Older Persons

[3] Effect of a Purpose in Life on Risk of Incident Alzheimer Disease and Mild Cognitive Impairment in Community-Dwelling Older Persons

[4] Sans bras ni jambes, il traverse la Manche à la nage

[5] Aveugle, il a atteint tous les sommets

[6] Living on Purpose

[7] Ces 5 bonnes nouvelles qui ont marqué 2014

 


Intéressant, non ?

Posez-vous donc ces 4 questions avant de tourner la page 2015 ?

Avoir un but dans la vie, avoir une passion qui vous fait vous lever le matin avec le sourire, avoir des objectifs réalisables et tout faire pour y arriver, se rendre utile, bref sortir de la routine mortelle du Métro Boulot Dodo peut vous sauver la peau et vous préserver de ces maladies atroces que sont la dépression, voire pire, l’Alzheimer.

Quels sont donc vos projets stimulants et vos désirs ardents pour 2016 !

 

A votre santé !

Article de Yves Rasir.

Madame Jolie,

puisqu’on ne se connaît pas et que vous ne lirez probablement jamais cette lettre, je me permets de vous appeler Angelina et d’y aller franchement : entre vos médecins et vos deux seins, je pense que vous avez fait le mauvais choix !

Certes, de prime abord, votre décision de subir une double mastectomie paraît justifiée. Les femmes qui, comme vous, sont porteuses du gène BRCA1 auraient 87% de risque de développer un jour un cancer du sein. Et l’opération chirurgicale permettrait de diminuer drastiquement cette éventualité, laquelle ne serait plus à présent que de 5%. Le sacrifice de votre poitrine semble donc pouvoir vous éviter le sort funeste de votre mère, morte prématurément à 56 ans.

Mais savez-vous que ces froides statistiques dissimulent d’effroyables mensonges ? Outre le fait que les tumeurs mammaires comptent pour moins de 5% dans la mortalité féminine et qu’elles représentent donc un danger très relatif, un premier et terrible mensonge consiste à faire croire que la médecine combat de mieux en mieux le cancer.

C’est une illusion trompeuse entretenue par des chiffres montrant que le taux de rémission à 5 ou 10 ans va en s’améliorant, progrès qui n’a cependant rien à voir avec la pseudo efficacité des traitements conventionnels.

En réalité, il s’agit là surtout d’une conséquence de la généralisation du dépistage : comme les cancers sont diagnostiqués de plus en plus tôt, le temps séparant les verdicts et les décès est allongé statistiquement, mais sans réel profit pour les patients.

Comme le souligne le Dr Marc Girard dans son dernier ouvrage (1) Il n’existe en effet « aucune preuve sérieuse qu’une prise en charge précoce d’un cancer améliore les chances de survie ou de guérison ». Il existe par contre des indices selon lesquels les traitements lourds entrepris après mammographie abrègent l’espérance de vie. L’industrie naissante de la mastectomie préventive est une nouvelle façon de masquer l’échec de la médecine classique face au cancer : en supprimant un organe, on circonscrit un problème local, mais sans bénéfice pour la santé globale. Et même sans doute à son détriment.

Une autre vérité qu’on vous a odieusement cachée, Angelina, c’est que votre risque de déclarer la maladie était sans doute bien inférieur à celui annoncé. Je m’explique : tous les êtres humains sont porteurs d’oncogènes promoteurs de cancer ; or, seule une minorité développe effectivement la maladie. Pourquoi ? Parce que le bagage génétique peut très bien demeurer fermé. Les progrès d’une nouvelle science, l’épigénétique, ont en effet permis de comprendre que l’expression des gènes au cours d’une vie dépendait fortement de son contexte, et que les circonstances extérieures à la cellule étaient plus déterminantes que sa structure intérieure. En paraphrasant Claude Bernard, on pourrait dire que « le gène n’est rien, l’environnement est tout ». Il n’y pas de fatalité, car chacun peut faire en sorte que les fragments d’ADN abîmés reçus de ses parents ne soient pas réveillés par des stimuli négatifs. Moyennant une saine hygiène de vie, on peut aussi « endormir » les gènes défectueux et se forger une immunité capable de contrôler les emballements cellulaires. Pour le cancer du sein, il est par exemple prouvé que l’exposition aux pesticides, la pilule contraceptive ou le traitement de la ménopause par hormones synthétiques sont des facteurs de risque. A contrario, la pratique du sport, un passé de mère allaitante et une alimentation riche en Oméga 3 et en resvératrol (pigments du raisin) ont été identifiés comme agents protecteurs. Je ne sais pas si vous aimez le poisson gras ni si vous êtes sportive, mais je sais que vous avez eu trois enfants et que vous en chérissez trois autres, que vous devez aimer le vin puisque vous en produisez dans le Sud de la France et que votre vignoble se situe dans un village dévolu à la viticulture biologique. Votre pâleur habituelle me laisse deviner chez vous une hantise du soleil, qui est pourtant un grand ami des seins grâce à la vitamine D, mais pour le reste, vous avez vraiment un profil très « anticancer ». Si vous l’aviez su, auriez-vous encore eu le « courage » (dixit Brad) de vous faire charcuter ?

Vos arracheurs de seins vous ont également trompée sur la validité de leurs données scientifiques. Rien ne prouve en effet que la mutation du gène BRCA1 soit une épée de Damoclès aussi lourde que le laissent croire ces effrayants « 87 % de risque » ! Vous devez en effet savoir que les études alarmistes ont été effectuées sur des familles dont la plupart des femmes ont développé le cancer. L’estimation de la menace a donc été calculée sur une frange très restreinte de la population, et non sur la population générale. C’est un biais énorme puisque cela ne permet pas d’évaluer les influences respectives du mode de vie et de l’hérédité. Cette faille a d’ailleurs été reconnue par le National Cancer Institute des Etats-Unis, dont voici une déclaration officielle : « Parce que les membres d’une même famille ont des gènes en commun mais partagent souvent le même environnement, il est possible que le grand nombre de cancers observé dans ces familles soit dû à d’autres facteurs génétiques ou à des facteurs environnementaux. » (2)

C’est pourquoi, dans l’état actuel des connaissances, la présence du gène BRCA1 ne pouvait autoriser qui que ce soit à vous faire paniquer. Du reste, il n’existe aucune étude à long terme comparant la santé des femmes porteuses du gène muté à celle de femmes génétiquement « saines ». Par contre, il existe deux études dont on vous a sans doute caché les formidables conclusions. Publiée en janvier dernier dans The Journal of Cell Biology (3), la première indique qu’un supplément de vitamine D réduit considérablement la probabilité de développer un cancer du sein, avec ou sans le gène BRCA1. Ça veut dire que ce dernier n’a pas le rôle qu’on lui attribue ou que le nutriment entrave son expression. La seconde, parue en 2009 déjà dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention (4), a mis en évidence les fabuleux bénéfices d’une supplémentation en sélénium pour les femmes à risque. Menée en double aveugle, cette recherche a d’abord montré que les cellules sanguines de femmes porteuses du gène défectueux étaient effectivement plus fragiles. Quand on les expose à des agressions chimiques, elles présentent un taux de lésion de 0,58 en moyenne, contre 0,39 chez les femmes sans mutation BRCA1. Dans une deuxième phase, les chercheurs ont prescrit 276 microgrammes de sélénium par jour aux participantes porteuses du gène. Après trois mois, ils ont constaté que le pourcentage d’ADN abîmé était redescendu à 0,40 en moyenne, soit à peu près le même niveau que dans les cellules au matériel génétique « correct ». Autrement dit, l’oligoélément antioxydant qu’on trouve en abondance dans les produits de la mer fait aussi bien que la chirurgie pour protéger les glandes mammaires !

Avant de vous mutiler, vos médecins ont encore menti par omission en ne vous disant pas que le facteur psychique est loin d’être négligeable dans la genèse du cancer. C’est pourtant dans la littérature scientifique que, pour son dernier livre (5), le psychologue Gustave-Nicolas Fischer a puisé les arguments d’un lien certain entre le psychisme et l’apparition de la maladie.

Bien que les facteurs psychologiques ne puissent être isolés ni quantifiés aussi objectivement que des facteurs biologiques, il y a de nombreux travaux montrant que le mal-être et les émotions négatives occupent une place importante dans l’étiologie du cancer. Mais qu’auriez-vous fait si vous aviez eu, de surcroît, connaissance des travaux du Dr Ryke Geerd Hamer et du Dr Claude Sabbah ? Avec sa « loi d’airain du cancer », le premier a découvert qu’il fallait un choc émotionnel majeur pour déclencher un dysfonctionnement qui n’a rien d’anarchique. En formulant audacieusement que « le gène n’est pas la cause mais la conséquence », le second a enseigné que le cancer pouvait aussi être « programmé » par le vécu traumatique de nos aïeux. Et ce, dans une parfaite logique ! Car à quoi servent les seins ? A nourrir et séduire. La première fonction est évidente, la deuxième le devient si on se rappelle que la femme est le seul mammifère dont les mamelles demeurent gonflées en dehors des périodes de lactation. La maladie s’installe si un « conflit du nid » vient altérer les relations d’une mère avec ses enfants (réels ou symboliques) ou d’un conflit amoureux avec son partenaire. Même héritières de mémoires mortifères, les mamans comblées et les amantes caressées n’ont que peu de risques d’éprouver le ressenti cancérigène…

Pour tout cela, chère Angelina, vous n’auriez pas dû vous livrer aux bistouris. Il ne fallait pas accepter l’ablation de vos belles protubérances naturelles que des ersatz siliconés ne remplaceront jamais. Mais votre sacrifice ne sera pas inutile : dorénavant, la planète entière est au courant que la médecine occidentale atteint le sommet de son délire matérialiste et mécaniste. Elle changeait déjà les pièces de la machine, la voilà qui en enlève préventivement pour éviter la panne ! A quand l’émasculation pour éviter le cancer testiculaire ou la décapitation pour prévenir les tumeurs du cerveau ? Votre drame personnel aura eu le mérite de dévoiler à quel point l’allopathie sombre dans l’irrationnel. Incidemment, l’offrande de vos deux glandes attire enfin l’attention sur un fait étrange : vous pourriez encore développer un cancer du sein en l’absence de vos seins ! Pour expliquer ce mystère, votre sénologue vous a peut être évoqué les limites du curetage et raconté que des cellules rescapées du scalpel pouvaient séjourner longtemps dans les tissus environnants ou voyager erratiquement. Selon une hypothèse alternative, à la fois plus fascinante et plus crédible, ces cellules de sein seraient en réalité des cellules souches chargées de se différencier sur injonction du cerveau. Quoi qu’il en soit, ce phénomène de « cancer du sein sans sein » après mastectomie témoigne de la prodigieuse intelligence de la nature et de la finalité biologique de ses programmes spéciaux appelés maladies. Celles-ci, comme le démontrent la médecine nouvelle du Dr Hamer et la biologie totale du Dr Sabbah, ne sont pas des malédictions mais des maux exprimant la souffrance intérieure. Malgré les apparences, ce sont des solutions de survie ! Et quand un organe n’est plus là, l’organisme fait comme s’il était toujours là en attendant que le stress causal soit résolu.

J’espère pour vous, Angelina, que ce ne sera pas votre cas et que votre nid restera à l’abri des conflits. Je fais le vœu que vous n’ayez jamais à regretter d’avoir immolé pour rien cette émouvante partie de votre anatomie. Si, par le plus grand des hasards, vous lisez cette lettre, pardonnez sa rudesse et sachez que cela me ferait très plaisir d’en discuter avec vous en débouchant une bouteille de votre délicieux rosé.

Cordialement vôtre

Yves Rasir

(1) « La brutalisation du corps féminin dans la médecine moderne » (disponible dans la médiathèque de Néosanté)

(2) www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/Risk/BRCA

(3) BRCA1 loss activates cathepsin L-mediated degradation of 53BP1 in breast cancer cells.The Journal of Cell Biology, 2013; 200 (2)

(4) Selenium Supplementation Reduced Oxidative DNA Damage in Adnexectomized BRCA1 Mutations Carriers -Cancer Epidemiol Biomarkers Prev November 2009 18; 2923

(5) « Psychologie du cancer », Editions Odile Jacob.