Cher(e) ami(e) de la Santé,
 
L’engrenage commence par une banale visite chez votre médecin, après 50 ans.
Peut-être avez-vous subi récemment une petite fracture, du poignet par exemple.
Peut-être votre médecin apprend-il qu’un membre de votre famille s’est cassé le col du fémur.
Ou peut-être vous juge-t-il simplement un peu trop maigre…
Il n’en faut pas plus, généralement, pour qu’il vous envoie faire une « mesure de la densité osseuse », une sorte de radio censée vérifier si vos os sont solides.
Vous vous exécutez de bonne grâce… Mais vous avez le malheur de ressortir de cet examen avec un « T-score » inférieur à – 2,5. Soudainement, vous tombez alors dans la catégorie des « malades » nécessitant un « traitement médicamenteux ».
Vous pensiez vous portez comme un charme ?
Pas du tout : pour la médecine, vous êtes victime « d’ostéoporose » (ce qui signifie : « maladie des os poreux »)
Résultat : votre médecin commence par vous conseiller de manger plus de produits laitiers (« vos os ont besoin de calcium » !). Surtout, il vous place rapidement sous médicament.
« Grâce à ces pilules, vous dit-il, vous aurez moins de risques de vous fracturer un membre ».
Vous vous sentez soulagé(e) ? Eh bien vous ne devriez pas !!!
Vous ne pouvez pas vous en douter, mais vous venez :
  • D’accepter de prendre pour des années un médicament dangereux pour votre santé…
  • Sur la base d’un examen (« la mesure de la densité osseuse ») tout sauf fiable…
  • Tout cela, sans réduire réellement votre risque de vous fracturer un membre !
Et si votre médecin a le malheur de vous prescrire, en plus, un comprimé de calcium, c’est votre risque de crise cardiaque que vous pourriez augmenter !
Cela vous paraît fou ?
Pourtant, comme vous allez le voir, tout ceci est scientifiquement établi.
 
Avoir des os solides, une question de vie ou de mort
Attention, je ne minimise pas les dangers de l’ostéoporose.
Quand on est jeune, une fracture est généralement un « mauvais moment à passer ». Mais passé un certain âge, c’est une mésaventure qui peut… tuer !
Ce sont les statistiques qui le disent : si vous avez le malheur de vous fracturer la hanche après 65 ans, vous avez deux fois plus de risques de mourir prématurément [1] !
Et je ne vous parle pas des conséquences sur votre qualité de vie : hospitalisation, handicap, dépendance, etc.
Evidemment, votre risque de fracture ne dépend pas uniquement de la solidité de vos os.
Si vous avez un bon équilibre, des muscles bien entretenus et une vue perçante, vous avez beaucoup moins de chances de faire une mauvaise chute… et donc de vous casser quelque chose.
Mais il est clair que vous mettez toutes les chances de votre côté si vos os sont suffisamment solides pour résister à une chute malchanceuse.
Malheureusement, ce n’est pas en suivant les recommandations officielles que vous renforcerez vos os…
Bien au contraire !
 
Contre l’ostéoporose, boire du lait ne sert à rien
Contrairement à ce qu’on vous a répété pendant des décennies, boire du lait en quantité est inutile pour la santé de vos os. Les chercheurs sans conflit d’intérêt avec l’industrie du lait le disent depuis des années.
En 2010, l’un des nutritionnistes les plus reconnus au monde, le Pr Walter Willet, patron de l’Ecole de santé publique de Harvard, résumait ainsi ses recherches : « Nous n’avons trouvé aucune relation entre la qualité de l’os chez la personne âgée et la consommation de laitages.
L’ostéoporose devient un problème de plus en plus préoccupant avec le vieillissement de la population, mais quoi que dise l’industrie laitière, boire du lait n’est pas la solution. » [2]
Les études parues depuis n’ont fait que confirmer cette analyse.
En 2015, le prestigieux British Medical Journal a publié une large revue d’études, dont la conclusion clôt définitivement le débat [3] : « La prise de calcium alimentaire n’est pas associée à un risque de fracture moins élevé, et il n’existe pas d’essai clinique prouvant qu’augmenter le calcium alimentaire prévient les fractures »
Je prends bien soin de citer les chercheurs, car je sais bien que beaucoup d’entre vous, chers lecteurs, auront du mal à me croire. Car l’idée que le lait est bon pour les os est incrustée dans nos cerveaux depuis notre plus tendre enfance.
Et ce n’est pas les grands médias qui vous sortiront cette idée de la tête : ils sont trop dépendants des pressions de l’industrie laitière (avez-vous remarqué le nombre de pubs pour les produits laitiers à la télévision ?).
La vérité scientifique ne fait vraiment pas les affaires des industriels.
Car non seulement le lait ne « sert à rien », mais il pourrait même être nocif pour la santé de vos os !
C’est ce que suggère une autre étude publiée dans le British Medical Journal [4] : après avoir suivi plusieurs dizaines de milliers de Suédois pendant des années, des chercheurs ont découvert que les femmes qui consomment trois verres de lait par jour (ou plus) ont un risque de fracture de la hanche « de 60 % plus élevé » que celles qui se limitent à un verre par jour maximum ! Encore plus impressionnant : les grandes buveuses de lait ont aussi un risque de décès « de 90 % plus élevé ».
C’est un paradoxe en apparence… mais vous allez voir que cela n’a rien de mystérieux.
Vous n’avez pas besoin de tout ce calcium !
La réalité est simple : oui, vos os ont besoin de calcium, mais non, ils n’en n’ont pas besoin d’une quantité démesurée.
En fait, vous n’avez même pas besoin de produits laitiers pour ingérer la quantité journalière de calcium dont vos os ont besoin. C’est une bonne nouvelle pour les milliards d’Asiatiques et d’Africains qui ne tolèrent pas le lactose : ils ne sont pas condamnés à finir avec des os de verre !
Notez d’ailleurs que les Japonais ont nettement moins d’ostéoporose que les Européens, alors qu’ils ne consomment pas une goutte de lait ! Car on oublie souvent que certains légumes sont extrêmement riches en calcium. C’est notamment le cas de toutes les variétés de choux, la palme revenant au chou chinois, qui en contient davantage que le lait [5].
On trouve aussi des bonnes doses de calcium dans les sardines ou les eaux minérales.
A l’inverse, consommer trop de calcium peut être dangereux pour votre santé, et même vous conduire à l’infarctus.
La raison est simple : votre calcium peut venir renforcer vos os (ce qui est une bonne chose !), mais il peut aussi venir se déposer… sur vos artères ! Dans ce cas, vos artères deviennent plus « rigides » et plus vulnérables au risque de caillot… et d’infarctus.
Voilà pourquoi des chercheurs d’Ecosse et de Nouvelle Zélande ont découvert que ceux qui prennent régulièrement un complément alimentaire de calcium ont presque deux fois plus de chances d’avoir une attaque cardiaque que ceux qui n’en prennent pas. [6]
 
Retenez donc trois choses :
  • Vous n’avez pas besoin de lait pour protéger vos os – vous pouvez trouver suffisamment de calcium dans votre alimentation ;
  • Consommer trop de lait pourrait même être contre-productif pour vos os, (vraisemblablement par son effet acidifiant et pro-inflammatoire) ;
  • Et en dehors de carence avérée en calcium (très rare), il est dangereux pour le coeur d’augmenter sa dose quotidienne de calcium, surtout si vous en prenez sous forme de complément alimentaire.
Malheureusement, le Ministère de la Santé continue de soutenir les fameux « trois produits laitiers par jour » et la supplémentation de calcium.
Et ce n’est que le début de la scandaleuse désinformation médicale sur l’ostéoporose.
 
A savoir avant de passer cet examen médical
Quand on vous prescrit une « mesure de densité osseuse », ce qu’on se garde bien de vous dire, c’est que cet examen est spectaculairement peu fiable.
Une chose devrait toutefois vous mettre la puce à l’oreille : si vous êtes amené à faire le test une deuxième fois, votre thérapeute vous demandera de le faire impérativement sur le même appareil que la première fois.
Pourquoi ? Parce que vous pouvez obtenir des résultats très différents selon l’appareil que vous utilisez !
Pas très « scientifique », n’est-ce pas ?
Autre problème de taille : cet examen est incapable de déceler si vous avez des os larges ou des os fins.
Pourtant, comme vous pouvez l’imaginez, plus vos os sont larges, moins vous avez de risques de fractures.
Encore plus grave : cette mesure ne dit rien de la flexibilité de vos os.
C’est bien d’avoir des os « denses » et donc bien rigides, mais pour absorber un choc et éviter la fracture, il faut également qu’ils soient malléables (essayez donc de casser un roseau !) [7]. Or cela, l’examen ne vous le dit pas.
Au total, la Haute Autorité de Santé elle-même reconnaît que ce test échoue à repérer la moitié (!) des patients ayant de l’ostéoporose [8]. Ne comptez donc pas sur cet examen pour vous prédire avec précision votre risque de fracture !
Certes, tout cela ne serait pas très grave si ce test n’était qu’une indication, un petit signal d’alerte vous encourageant à mieux prendre soin de vos os. Mais la réalité est que c’est un critère « diagnostic » qui conduit le médecin à vous déclarer comme « malade » et à vous prescrire des médicaments… effrayants !
 
Des médicaments qui augmentent votre risque de certaines fractures !!!
Les médicaments anti-ostéoporose sont l’exemple le plus caricatural de l’incroyable arrogance de la « médecine » moderne – et de la cupidité sans limite des laboratoires pharmaceutiques.
Car ils viennent perturber de façon grossière un processus naturel et complexe, le « remodelage osseux », ce processus qui permet à vos os de se régénérer.
Comme un chantier en travaux, vos os se renouvellent en permanence : vous avez des ouvriers spécialisés qui s’occupent de détruire les parties du bâtiment qui partent en ruine et de retirer les gravats (vos cellules « ostéoclastes ») et puis vous avez d’autres ouvriers chargés de la construction des murs neufs (vos cellules « ostéoblastes »).
C’est un processus naturel bien huilé dans lequel les « destructeurs » et « constructeurs » fonctionnent dans une belle harmonie pour améliorer la santé de vos os. Et ils travaillent si bien qu’ils renouvellent entièrement votre squelette tous les 10 ans ! Malheureusement, à mesure que vous vieillissez, les pertes osseuses l’emportent sur le renouvellement – les ostéoclastes deviennent plus actifs que les ostéoblastes. Vous pouvez ralentir ce processus avec une bonne hygiène de vie, mais vous ne pouvez pas l’empêcher totalement. Et empêcher les ostéoclastes de faire leur travail n’est pas une bonne idée, car vous ne pouvez pas construire du neuf sans détruire l’ancien au préalable… ou alors vous déséquilibrez gravement votre ouvrage.
De fait, les ostéoclastes (destructeurs) sont utiles, car ils empêchent l’os trop vieux et usé de s’accumuler dans votre squelette. Mais l’industrie pharmaceutique ne s’embarrasse pas de ce genre de subtilité.
Lorsqu’elle a découvert par hasard une molécule ralentissant l’action de ces ostéoclastes, elle s’est dit que l’occasion était trop belle pour créer un médicament contre l’ostéoporose !
Pour obtenir le feu vert des autorités, il lui suffisait de montrer que ces médicaments (les « bisphosphonates ») réduisaient modestement le risque de fracture à court terme. C’est effectivement le cas.
Mais l’effet est plus que limité : d’après une toute récente étude du British Medical Journal, publiée en 2015, il faudrait traiter 175 femmes ayant une fragilité osseuse pendant 3 ans pour éviter une seule fracture de la hanche ! [9]
Et le problème est que ces médicaments ne se contentent pas d’être inefficaces.
Comme toujours lorsqu’on interfère de façon aussi brutale avec un processus complexe et naturel, les effets indésirables finissent par apparaître. Et le plus ironique d’entre eux est que ces médicaments finissent par rendre les os plus fragiles, en empêchant la destruction (et donc le renouvellement) des parties les plus abîmées et les plus usées.
Au départ, ces médicaments rendent vos os plus denses, plus rigides… mais ils finissent par nuire à leur qualité, et probablement à leur souplesse, indispensable pour absorber les chocs. [10]
Résultat : une étude publiée en 2012 dans Archives of Internal Medicine (JAMA) a découvert que ceux qui prenaient ces médicaments avaient plus de risques d’être victimes de « fractures fémorales atypiques ».
Plus ces médicaments étaient pris sur longue durée, plus le risque était élevé, même si le nombre total de ces fractures restait limité. [11]
Ce serait déjà une bonne raison de se méfier de ces médicaments. Mais si l’on ajoute à cela leurs autres effets indésirables, il est clair qu’il faut les fuir ! Risque de cancer, toxicité pour les reins, le cœur et les yeux… Voici les dangers répertoriés à ce jour. La liste est déjà longue, mais je suis persuadé, hélas, qu’elle continuera de grandir dans les années qui viennent :
  • Maladie du cœur : une association statistique claire a été trouvée entre la prise de ces médicaments et la « fibrillation auriculaire » [12], un trouble du rythme cardiaque ;
  • Cancer : la prise de ces médicaments au long cours double le risque du cancer de l’oesophage ; [13]
  • Reins : ces médicaments peuvent causer des dysfonctions rénales, raisons pour laquelle ils sont contre-indiqués à ceux qui ont des reins en mauvaise santé ; [14]
  • Yeux : la prise de ces médicaments peut causer des maladies inflammatoires des yeux comme l’uvéite ou la sclérite ; [15]
Et je ne vous parle pas des troubles intestinaux que ces médicaments provoquent chez la plupart des patients (nausées, brûlures d’estomac, indigestion, etc.), ni des cas de nécrose de la mâchoire, rares mais horriblement douloureux.
Et tout ça pour quoi ?
Pour des effets au mieux modestes (et au pire totalement inexistants à long terme) sur votre risque de fracture.
C’est un gâchis insensé ! Car ces traitements « officiels » ont en plus le grave défaut d’éclipser les stratégies les plus efficaces pour avoir des os en bonne santé, 100 % naturelles et 100 % sans effet secondaire !
J’y reviendrai, mais sachez déjà que les deux meilleurs « médicaments » pour avoir des os solides sont… l’activité physique et le soleil !
 
Bonne santé !
 
Xavier Bazin
 
 
Sources :
 
[1] Mortality Risk Associated With Low-Trauma Osteoporotic Fracture and Subsequent Fracture in Men and Women
 
[2] Du lait ou du calcium contre les fractures ? Oubliez.
 
[3] Calcium intake and risk of fracture: systematic review
 
[4] Milk intake and risk of mortality and fractures in women and men: cohort studies
 
[5] OÙ TROUVER DU CALCIUM EN DEHORS DES LAITAGES ?
 
[6] M. J. Bolland, A. Grey, A. Avenell, G. D. Gamble, I. R. Reid. Calcium supplements with or without vitamin D and risk of cardiovascular events: reanalysis of the Women’s Health Initiative limited access dataset and meta-analysis. BMJ, 2011; 342 (apr19 1). [7] Thierry Souccar, Le mythe de l’ostéoporose, TSE Editions, 2013 [8] Indications de l’ostéodensitométrie
 
[9] Jarvinen, Teppo L.N., professor, et al. “Overdiagnosis of bone fragility in the quest to prevent hip fracture.” BMJ. May 27, 2015; 350:h2088. Web. http://www.bmj.com/content/350/bmj.h2088
 
[10] Quantity vs. quality: Long-term use of bone-building osteoporosis drugs
 
[11] Meier, Raphael, P.H., M.D., et al. “Increasing Occurrence of Atypical Femoral Fractures Associated With Bisphosphonate Use.” Arch Intern Med. 172. 12. (2012): 930-936. Web. April 30, 2016. Web. http://archinte.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1160667
 
[12] Risk of serious atrial fibrillation and stroke with use of bisphosphonates: evidence from a meta-analysis
 
[13] Oral bisphosphonates and risk of cancer of oesophagus, stomach, and colorectum: case-control analysis within a UK primary care cohort
 
[14] Renal complications from bisphosphonate treatment
 
[15] Inflammatory ocular adverse events with the use of oral bisphosphonates: a retrospective cohort study
 

 

Article de Jean-Marc DUPUIS

La malbouffe est la cause principale de l’épidémie d’obésité et de maladies cardiaques dans nos sociétés.

Or beaucoup croient manger sain alors qu’ils avalent les pires cochonneries.

Voici 13 aliments dits « diététiques » qui sont de la malbouffe déguisée :

1. Les aliments transformés « pauvres en graisses » et « 0 % de matières grasses »

La guerre contre les graisses saturées est la pire erreur de l’histoire de la nutrition.

Aujourd’hui, il a été démontré que le raisonnement était complètement erroné.

Mais les clichés ont la vie dure et les groupes industriels continuent d’inonder le marché de produits allégés en matières grasses.

Ce qu’ils n’expliquent pas, c’est qu’un produit allégé en graisse n’a plus aucun goût. Pour compenser la fadeur, les industriels ajoutent du sucre.

Pourtant les études sont formelles [1] : autant les graisses saturées sont sans danger, autant le sucre consommé en excès est sérieusement nuisible à la santé [2].

Lorsque vous lirez les mots « pauvre en graisses » et « 0 % de matières grasses » sur l’emballage, vous saurez que c’est un aliment fortement transformé et bourré de sucre.

Si cela vous étonne, vous n’êtes pas seul. La majorité de la population reste persuadée que les graisses sont responsables de l’épidémie d’obésité qui touche nos pays. Faites le test, posez la question autour de vous.

2. Les huiles végétales polyinsaturées

On conseille souvent les huiles polyinsaturées qui réduisent le cholestérol [3]. Notamment l’huile de tournesol, l’huile de pépins de raisins, l’huile de maïs et de soja [4].

Mais attention : le cholestérol est un facteur de risques et non une maladie en soi. À ce titre, les huiles végétales n’ont pas démontré leur capacité à réduire votre risque de crise cardiaque, d’AVC, or c’est cela qui compte.

Au contraire, plusieurs essais cliniques ont montré que ces huiles polyinsaturées peuvent accroître la mortalité par maladie du cœur et par cancer [5] [6]. C’est la teneur en acides gras oméga-6 de ces huiles qui serait particulièrement impliquée.

C’est pourquoi il vaut mieux consommer des graisses comme le beurre ou l’huile de noix de coco pour la cuisson, et l’huile d’olive, l’huile de noisettes, l’huile de noix ou l’huile de lin pour l’assaisonnement.

3. La margarine censée protéger votre cœur

La beurre a longtemps été diabolisé car il est riche en graisses saturées.

Depuis des décennies, les experts les plus en vue font la promotion de la margarine. On sait aujourd’hui que ce mauvais conseil a eu des effets désastreux sur la santé publique.

La margarine est faite d’huiles hydrogénées riches en graisses trans assemblées à des composants chimiques (dont des colorants). Cet ensemble artificiel doit imiter l’apparence et la texture du beurre.

Pourtant, l’Etude Framingham sur le Cœur a montré que les personnes qui remplacent le beurre par de la margarine ont plus de risques de mourir d’une maladie du cœur [7] [8].

Aujourd’hui, la majorité continue de voir la margarine comme une alternative saine au beurre. Je ne peux que vous encourager à faire connaître la vérité autour de vous.

Pour améliorer votre santé, consommez plutôt du beurre bio et évitez la margarine et autres faux aliments.

4. Les produits enrichis en phytostérols pour protéger votre cœur

Certains vous diront que les margarines de « dernière génération » sont moins riches en graisses trans et qu’elles sont enrichies en phytostérols dont il est prouvé qu’ils réduisent le cholestérol [9].

Les produits phare sont les margarines « Fruit d’Or pro-activ » et « Saint-Hubert Cholégram ».

Les fabricants ont créé d’autres produits enrichis en phytostérols comme des yaourts. Exemple : « Danacol » de Danone, et autres « spécialités laitières ».

Mais des études ont montré que les phytostérols sont malgré tout mauvais pour la santé du cœur. Ils pourraient même accroître le risque de maladie du cœur et de décès [10] [11], notamment chez les femmes ménopausées [12].

5. Les jus de fruits : du sucre liquide

Les jus de fruits créent l’illusion qu’ils sont un choix diététique. Si le jus est à base de fruits, on en déduit qu’il est aussi sain que les fruits.

En réalité, l’appellation « jus de fruits » est trompeuse. Certains jus de fruits que l’on trouve en grandes surfaces ne contiennent aucun fruit… juste des arômes artificiels d’orange ou d’ananas. Au fond, c’est de l’eau sucrée à l’arôme de fruit.

Certes, vous pouvez mettre le prix et acheter du jus 100 % fruits frais. Mais cela reste une mauvaise idée.

Un vrai jus de fruit, c’est comme un vrai fruit sauf qu’il lui manque toutes les bonnes choses telles les fibres. La seule chose qui reste, c’est le sucre du fruit. La revue médicale The Lancet a montré que l’on trouve autant de sucre dans un vrai jus de fruit que dans une boisson sucrée comme les sodas [13].

Chaque jus est une décharge de sucre pur qui fait grimper votre taux de sucre dans le sang. À terme, ces pics favorisent le surpoids et le risque de diabète.

Si vous mangez une orange entière, ses fibres freinent l’absorption du fructose par votre corps et l’étalent dans le temps. Ainsi vous vous épargnez les effets néfastes du fructose et bénéficiez à 100 % des bienfaits du fruit.

6. Les produits « complets » censés protéger votre cœur

La plupart des produits « complets » ne sont pas faits de grains de blé entiers.

Le blé a été pulvérisé en farine et raffiné de sorte qu’il est prêt à être digéré. Le travail de votre mâchoire et de vos sucs gastriques de décomposition est réduit au minimum.

C’est pourquoi les glucides de la farine entière font grimper votre taux de sucre sanguin aussi vite que les glucides de la farine blanche. D’ailleurs, la farine blanche et la farine complète sont classées dans la même catégorie pour leur effet glycémiant (qui augmente le taux de sucre dans le sang) [14].

À vrai dire, je déconseille aussi de consommer des grains de blé tout entiers. Le blé moderne n’a rien à voir avec celui que consommaient nos grands-parents.

Dans les années 60, la recherche agronomique fit de rapides « progrès » pour développer des céréales plus résistantes, plus productives, et plus riches en gluten.

Hybridations et rétrocroisements aboutirent à l’apparition d’espèces totalement nouvelles, que l’on appelle encore « blé » mais qui sont aussi éloignées du blé naturel qu’un éléphant d’une souris.

Le « blé » moderne créé dans les années 1970 – qui s’appelle Lerma Rojo 64, Siete Cerros, Sonora 64 ou Super X – a en effet quarante-deux chromosomes là où l’engrain de nos ancêtres n’en avait que quatorze !! Chez l’être humain, le fait d’avoir un seul chromosome en trop provoque des handicaps (comme dans la trisomie 21) ou la mort.

Le blé moderne a moins de valeurs nutritives, notamment moins de minéraux [15]. Il provoque des réactions plus violentes chez les personnes intolérantes au gluten [16] [17]. D’autres études montrent qu’il pourrait accroître l’inflammation du corps [18] et abimer vos artères [19].

Mon meilleur conseil serait de consommer le moins de blé moderne possible, qu’il soit entier, complet ou raffiné.

7. Les céréales « minceur » du petit-déjeuner

Beaucoup de céréales du petit-déjeuner sont présentées comme diététiques (ex : Special K). Sur la boîte en carton, on peut lire en gros « riche en vitamines », « riche en minéraux », « au blé complet », « pauvre en graisses ».

…et écrit en petit, on découvre que les ingrédients sont des céréales raffinées, du sucre et des additifs chimiques. C’est vraiment très trompeur.

Mais ce qui me met le plus hors de moi, ce sont les céréales qui visent les enfants avec des emballages multicolores et des jouets à collectionner.

8. Les aliments plaisir « sans gluten »

Depuis que la population se soucie de sa consommation de gluten, les industriels se sont engagés dans la brèche.

Tous les produits sont déclinés en version « sans gluten ». Cela permet de remplir des rayons entiers de produits dits « diététiques » et fait facilement illusion.

Seuls les quelques consommateurs qui lisent systématiquement la liste de tous les ingrédients éviteront le piège. Ceux qui sont fatigués après une grosse semaine seront moins attentifs à ces petites arnaques.

Ces produits sans gluten sont tout aussi transformés, raffinés et riches en féculents que leurs versions avec gluten.

C’est une évidence : une cochonnerie sans gluten reste une cochonnerie.

Alors choisissez des aliments qui, par nature, ne contiennent pas de gluten : les légumes, les fruits, les viandes, le poisson, les œufs, etc.

9. Les aliments transformés étiquetés « bio »

Les industriels ont d’autres ressorts pour vous vendre des aliments soi-disant diététiques. L’autre mot magique qui fait vendre est « bio ».

Tout peut être « bio », même les aliments mauvais pour la santé : les barres de céréales, les chips, et le sucre de canne. Ils contiendront sans doute moins de pesticides, mais toujours autant de sucre et de glucides…

Les aliments transformés étiquetés « bio » ne sont pas forcément sains. Lisez toujours l’étiquette pour savoir de quoi ils sont faits.

10. Les aliments plaisir « vegan »

Le dernier venu parmi les mots magiques qui font vendre, c’est « vegan ».

Vegan désigne ce qui n’est ni animal (viande, poisson), ni produit par des animaux (œuf, lait, laine, cuir). Vegan est associé à une alimentation diététique.

Or les industriels se sont mis à produire des substituts vegan hyper-transformés, comme du bacon et des saucisses vegan.

Pour créer l’illusion du bacon et des saucisses, les producteurs utilisent des agents épaississants, des agents de texture, des arômes chimiques de bacon, des colorants, et des agents conservateurs… une quantité d’ingrédients artificiels que je déconseillerai à tous, y compris les vegans.

11. Les sauces et assaisonnements tout faits

Les légumes sont excellents pour la santé.

Mais certains se plaignent qu’ils n’ont pas beaucoup de goût. Cela ne m’étonne qu’à moitié quand on connaît les méthodes de production des légumes non bio (surtout le non-respect des saisons).

C’est pourquoi on les assaisonne avec de l’huile, du vinaigre et des épices.

Mais la restauration rapide « diététique », les supermarchés et de nombreux restaurants utilisent des assaisonnements tout prêts. Le problème est qu’ils sont bourrés de sucres, d’huiles végétales à bas coût, d’acides gras trans, d’agents conservateurs, d’agents chimiques de texture et de colorants artificiels. Ils sont dans des bouteilles en plastique et couvrent un rayon entier dans les supermarchés.

Avec ces assaisonnements industriels, les bienfaits des légumes se retrouvent anéantis.

Faites-le savoir autour de vous ! C’est urgent, car les salades à emporter et celles servies dans les restaurants sont le plat préféré des femmes soucieuses de leur alimentation.

12. Le sirop d’agave et sirop de riz brun

Depuis que la population a conscience des effets néfastes du sucre, elle est à la recherche d’une alternative plus saine.

Parmi les produits naturels sucrés, il y a le sirop d’agave qui est fréquemment utilisé dans les produits présentés comme diététiques.

Le problème est que le sirop d’agave n’est pas meilleur que le sucre. Il est même bien pire.

Le sucre contient beaucoup de fructose qui fait prendre du poids lorsqu’il est consommé en excès [20].

Pour vous donner une idée, là où le sucre contient 50 % de fructose… le sirop d’agave contient entre 70 et 90 % de fructose !

C’est pourquoi, mis face à face, le sirop d’agave est pire que le sucre de table.

Il devient clair qu’un produit naturel n’est pas forcément un produit diététique.

13. Le sirop de riz brun

Le sirop de riz brun est un autre produit sucrant qui est souvent pris pour une alternative diététique au sucre.

Or c’est un aliment hautement transformé : pour fabriquer du sirop de riz brun, il faut mélanger du riz cuit et des enzymes qui font décomposer les féculents du riz en sucres simples.

Le sirop de riz brun contient du glucose, mais pas de fructose. C’est mieux que le sirop d’agave… Mais son indice glycémique est tout de même de 98, ce qui signifie qu’il va faire bondir votre taux de sucre dans le sang [21] – un facteur de surpoids, de diabète et de maladies cardiaques.

Le sirop de riz brun subit une transformation telle qu’il ne contient plus aucun des nutriments essentiels. Il ne contient que des « calories vides ».

Certains scientifiques ont observé que le sirop de riz brun pouvait être contaminé à l’arsenic, un poison mortel. Voilà une raison supplémentaire de s’en méfier.

Il existe d’autres produits sucrants pauvres en calories et moins mauvais pour la santé, comme la stevia et le xylitol.

Petite règle de survie au supermarché

Si l’emballage crie « je suis un produit diététique », c’est que le produit n’a rien de diététique.

Les vrais aliments sains n’ont pas d’allégations santé. Vous les reconnaîtrez parce qu’ils sont crus, entiers, non préparés, non raffinés.

Une nourriture saine n’a pas de liste d’ingrédients, ELLE est le seul ingrédient !

Jean-Marc Dupuis

 

Sources : 

[1] Adverse metabolic effects of dietary fructose: results from the recent epidemiological, clinical, and mechanistic studies

[2] Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease

[3] Effects of canola, corn, and olive oils on fasting and postprandial plasma lipoproteins in humans as part of a National Cholesterol Education Program Step 2 diet

[4] LES GRAISSES POLYINSATURÉES, QU’EST-CE QUE C’EST ?

[5] Use of dietary linoleic acid for secondary prevention of coronary heart disease and death: evaluation of recovered data from the Sydney Diet Heart Study and updated meta-analysis

[6] INCIDENCE OF CANCER IN MEN ON A DIET HIGH IN POLYUNSATURATED FAT

[7] Margarine intake and subsequent coronary heart disease in men

[8] Butter vs Margarine – Why I Trust Cows More Than Chemists

[9] Controversial role of plant sterol esters in the management of hypercholesterolaemia

[10] Serum plant sterols as a potential risk factor for coronary heart disease

[11] Controversial role of plant sterol esters in the management of hypercholesterolaemia

[12] Independent association of serum squalene and noncholesterol sterols with coronary artery disease in postmenopausal women

[13] Fruit juice: just another sugary drink?

[14] Glycemic index and glycemic load for 100+ foods

[15] Evidence of decreasing mineral density in wheat grain over the last 160 years

[15] Lack of intestinal mucosal toxicity of Triticum monococcum in celiac disease patients

[16] Search for atoxic cereals: a single blind, cross-over study on the safety of a single dose of Triticum monococcum, in patients with celiac disease

[17] Effects of Short-Term Consumption of Bread Obtained by an Old Italian Grain Variety on Lipid, Inflammatory, and Hemorheological Variables: An Intervention Study

[19] Characterization of Khorasan wheat (Kamut) and impact of a replacement diet on cardiovascular risk factors: cross-over dietary intervention study

[20] Consuming fructose-sweetened, not glucose-sweetened, beverages increases visceral adiposity and lipids and decreases insulin sensitivity in overweight/obese humans

[21] Organic Rice Syrup/Rice Malt Syrup

 

Oui, vous avez bien lu, il y a beaucoup d’idées reçues à évacuer de notre cerveau, malheureusement formaté par de nombreuses années de manipulation de l’industrie agro-alimentaire ainsi que celui de l’amincissement !

Le printemps est là et l’envie de se mettre au vert et au « régime » va exploser sur tous les médias !

S’il vous plait, ne cédez plus aux mirages du dernier régime de « star » ou à la pilule « miracle » qui vous permettra de maigrir sans effort et sans changer vos « mauvaises » habitudes !

Manger SAINEMENT et faire du SPORT, sont les 2 clés d’un amaigrissement rationnel et durable. OUI, ça marche … Mais pas n’importe comment !

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Article de Julien Kaibeck (du site beauté au naturel).


La Saint-Valentin est une des fêtes les plus commerciales. Abrités derrière le masque de l’amour, c’est surtout l’occasion pour les commerçants de vendre fleurs, bijoux et parfums…

Si vous souhaitez offrir des bijoux à votre partenaire, pas de problème. Idem avec les fleurs, vous ferez très probablement des heureux…

En revanche, attention aux parfums que vous pourriez offrir.

Je ne voudrais pas jouer le rabat-joie, mais dans cette lettre je vais vous parler de la face cachée des parfums. Car loin des images en papier glacé qui vous font rêver, tout n’est pas rose en la matière.


Que contient mon parfum ?

La grande majorité des parfums répond à une formule simple : dans un joli flacon, on a ajouté des substances odorantes à une grande quantité d’alcool rendu impropre à la consommation (pour éviter que certains ne décident de se saouler avec ;-)).

La concentration en substances odorantes varie.

Ainsi, une eau de Cologne contient environ 3 % de parfum, tandis qu’une eau de toilette en contient environ 6 %, et qu’une eau de parfum est encore plus concentrée. C’est ce qui explique la différence de prix entre ces produits.

J’ai parlé de « substances odorantes ». Vous pensez certainement aux essences naturelles et aux huiles essentielles traditionnellement utilisées en parfumerie.

Hélas, ce sont les grandes absentes des formules.

Depuis plusieurs décennies, on fait bien plus volontiers appel à des molécules de synthèse pour créer un parfum. Les « nez » des grandes marques de luxe en raffolent. Pourquoi ?

  • D’abord parce qu’elles sont plus stables car synthétiques et standardisées
  • Mais aussi parce qu’elles permettent une plus grande créativité : la palette des fragrances est infinie ou presque.

Elles n’en demeurent pas moins volatiles, et pas forcément sans danger car elles vont à la fois être respirées ou déposées sur la peau.

Certains reprocheront à ces molécules d’être synthétiques. Mais en réalité, ce qui est vraiment problématique, c’est surtout le manque d’information qu’on a sur leur potentiel effet irritant, allergène, et surtout perturbateur endocrinien.

En 2015, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a étudié l’air de nos foyers. La moitié d’entre eux étaient pollués par les COV (composés organiques volatils) émis par les produits d’entretien, les détergents, les peintures et… les parfums !

En y regardant de plus près, on sait que ce qui pose problème avec les parfums, ce sont surtout les phtalates et les muscs synthétiques. Ces substances sont de potentiels perturbateurs endocriniens et on connaît très mal leurs effets à long terme sur notre organisme, ou leur effet cocktail lorsqu’on y est exposé à répétition en même temps qu’à d’autres substances polémiques.


Vous êtes probablement choqués de lire que la majorité des parfums, même des marques de luxe, n’est pas du tout le fruit d’un travail artisanal noble et sain. Vous aimeriez être certains que vous ne risquez rien à vous asperger de votre fragrance préférée, ou à l’offrir à votre bien-aimé(e). Pas facile !

Alors, comment savoir si mon parfum est inoffensif ?

Contrairement aux autres cosmétiques, les parfums ne sont pas soumis à l’obligation légale de mentionner explicitement leur composition sur l’emballage, à travers la fameuse liste INCI.

C’est là une exception à la règle, durement négociée à l’époque par les industriels du parfum qui voulaient protéger leur secret industriel.

Dans l’INCI d’un soin cosmétique, le mot « parfum » ou « fragrance » désigne la composition secrète du parfum, le jus, qui équivaut le plus souvent à des dizaines de molécules mariées entre elles par un nez pour composer une fragrance unique.

Cela ne vous dira en rien si la composition contient tel ou tel phtalate, ou bien des muscs synthétiques. Cela ne vous dira par non plus si la composition est à base d’ingrédients naturels ou non. Dans le meilleur des cas, vous verrez apparaître une liste d’allergènes sur l’emballage, car il est obligatoire de les mentionner et ces agents sont issus d’une liste officielle. C’est le cas des mots comme linalol, limonène, cinnamal, coumarin, etc… Il s’agit là de composés d’ingrédients, et non d’ingrédients à proprement parler. Ce n’est pas le plus grave, sauf si vous êtes sujet(te) aux allergies, vous devrez alors éviter le produit.


Il existe quand même des parfums naturels

Rassurez-vous, il existe des parfums naturels et moins sujets à la polémique. Attention cependant, les parfums naturels sont le plus souvent formulés à partir d’huiles essentielles et certaines parmi celles-ci peuvent avoir un effet perturbateur endocrinien également. Cela concerne surtout les sauges, le cèdre, le cyprès, certains pins, le niaouli, le patchouli.

On peut aussi être allergique à un parfum naturel, mais ne confondons pas tout. Dans l’ensemble, on peut retenir qu’un parfum naturel et certifié bio à base d’essences nobles de géranium, de rose, de lavande, de citrus, posera moins de problèmes.

Comment identifier les parfums sécurisants ?

Une solution facile pour être sûr(e) d’éviter les phtalates et les muscs synthétiques est d’avoir recours à un parfum certifié par un organisme reconnu ou portant une mention bio ou Slow Cosmétique. Les chartes cosmétiques bio et slow reconnues interdisent le recours aux parfums de synthèse, aux muscs, ainsi que la présence de phtalates polémiques.

Une autre solution consiste à demander au fabriquant de votre parfum préféré si ses produits contiennent des phtalates ou non. Ce ne sera pas facile mais vous aurez peut-être une réponse, surtout si la réponse est non, car le fabricant sera fier de pouvoir vous rassurer.

Dans tous les cas de figure, retenez quelques astuces pratiques :

  • N’offrez pas de parfums synthétiques aux femmes enceintes ou aux enfants pré-pubères.
  • Tentez de trouver un parfum certifié bio ou portant la mention Slow Cosmétique qui vous convienne.
  • Utilisez le parfum avec parcimonie et sans trop l’inhaler si possible, car il convient surtout d’éviter les inhalations à répétition et sur le long terme (effet cocktail).
  • Ne vaporisez pas directement sur la peau. Mieux vaut parfumer les vêtements, c’est un conseil simple et rassurant.
  • Evitez aussi les soins cosmétiques comme les laits pour le corps ou les crèmes parfumés artificiellement. Repérez le mot « parfum » ou « fragrance » dans la liste INCI, et s’il n’est pas garanti naturel, n’achetez pas.
  • Vous pouvez aussi fabriquer un parfum « maison » à base d’huiles essentielles ou d’arômes naturels, mais faites alors bien attention aux contre-indications des huiles essentielles. 

On trouve plusieurs parfums bio et 100 % naturels ici



Ah, profit quand tu nous tiens ! 

Donc, si vous tenez à votre Valentin(e), vous savez ce qui vous reste à faire !  A moins que …

A votre santé (holistique) !

Article d’Alexandre Imbert


Plus de trois millions de téléspectateurs ont regardé, le 2 février dernier, l’émission Cash Investigation, animée par Elise Lucet sur France 2

Le reportage, consacré à la consommation de pesticides en France et à ses conséquences sanitaires, a sans doute ouvert les yeux à beaucoup de gens qui ont découvert à quel point l’eau que nous buvons, les aliments que nous mangeons et l’air que nous respirons sont imprégnés de ces poisons. Jusqu’ici, seuls les médias alternatifs, comme nous, criaient au scandale. Aujourd’hui, personne ne pourra plus dire qu’il ne savait pas.

Je ne vais pas vous redire ici ce que vous pouvez voir en replay sur internet, mais je ne peux m’empêcher de revenir sur cette scène jubilatoire du reportage tournée au Procope (un grand restaurant parisien proche du Sénat et de l’Assemblée nationale) où l’on voit le président du laboratoire Syngenta France, Denis Tardit, entouré d’une demi-douzaine de parlementaires, oser bafouiller que les « bénéfices sociétaux » des produits phytopharmaceutiques permettent « tous les jours d’avoir une alimentation de qualité et peu chère ». 

On entend, en fond, le sénateur du Jura, Gérard Bailly (LR), beugler  « les médias se croient tout permis ! », celui de Haute-Saône (Michel Raison, LR) se fourvoyer avec une remarque très significative « Vous seriez contente si on venait vous déranger, chez vous, lors d’un repas de famille ». Il y a aussi des gens du ministère de l’Agriculture, mais ils ont plongé le nez dans leur assiette en voyant la journaliste et leur nom n’est pas cité dans le reportage.

Hormis ce morceau de bravoure, on retiendra de ce reportage que la disparition des pesticides (ou même la réduction de leur emploi) n’est pas pour demain. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll parle d’une échéance à 2025 pour diviser par deux les 65 millions de tonnes de pesticides déversés chaque année sur nos terres. Le patron de Syngenta se prend pour un bienfaiteur de l’humanité, les sénateurs sont « de la famille » et les agriculteurs restent persuadés qu’il n’y a pas d’autre moyen pour obtenir les rendements qui leur permettront de rembourser leurs crédits. Quant aux consommateurs, ils n’ont pas d’argent pour se payer des produits bio ou de l’eau de bonne qualité.

Nous voilà bien, nous, les hommes de bonne volonté, engagés dans une lutte qui dérange tout le monde. Car on ne voit pas bien ce qui pourrait permettre d’inverser la tendance, ni nous protéger de ce fléau. Même en étant particulièrement prudents, nous continuerons à respirer et à boire. Quant aux aliments bio, ils poussent quoi qu’on fasse sur cette terre empoisonnée, ils s’abreuvent de la même eau frelatée que nous. Nous sommes piégés, c’est le mot, et nos prédateurs sont lobotomisés, mais féroces et puissants.

Le lâcher-prise, la bienveillance, l’ouverture des consciences, l’initiative individuelle, les comportements alternatifs.
Rien de ce que nous voyons éclore aujourd’hui n’aura d’effet contre ces gens-là.
C’est ce que j’ai conclu à l’issue de ce reportage en me disant, avec tristesse, qu’il faudra sans doute envisager un « grand soir » pour en finir, celui où on mettra leur tête sur une pique.
Tant pis pour la bienveillance.

 

Nous comprenons aisément la position (un peu) extrême d’Alexandre au vu d’un tel scandale sanitaire au vu et au su de nos gouvernants. C’est intolérable, mais faut il faire la révolution pour nous faire entendre ? Faut il  faire tomber les têtes pour que cela change ?

Et si le changement venait de nous autres, consommateurs, sans verser de sang ni changer de gouvernants, car nous sommes encore en démocratie et le pouvoir appartient bien au peuple !

Il serait bien plus facile d’agir à notre niveau, de faire notre part aussi petite soit elle et sans forcément passer par les urnes, car comme vous le remarquerez, cela dure depuis trop longtemps et ce quel que soit le gouvernement en place !

  1. Et si nous faisions travailler nos petits producteurs locaux en se fournissant directement chez eux ou sur les marchés plutôt que d’aller faire nos courses au supermarché dont on sait que la politique du profit maximal les oblige à se ravitailler avec des produits à la qualité minimale. En privilégiant la qualité à la quantité, nous choisirions des produits biologiques ou à défaut de  produits peu traités (la plupart des petites exploitations restent raisonnables dans leur recours aux phyto-sanitaires) faciles à trouver dans des coopératives, des associations de type AMAP ou sur les marchés locaux. Bien sûr les légumes auront peut-être une « sale » gueule, un peu de terre sur les feuilles, ou d’un calibre hors norme …

  2. Et si on cultivait notre propre potager certes plus facile à la campagne mais pourquoi pas en ville sur les balcons ou les toits terrasse et se mettre à plusieurs pour mutualiser les efforts et le temps. Qualité, fraîcheur et économie garanties !

  3. Et si on boycottait tous les plats industriels dont on sait qu’ils sont préparés avec des ingrédients de qualité minimale issus de l’agriculture intensive qui utilise les pesticides à grande échelle. Il suffirait de prendre un peu plus le temps de cuisiner des plats maison, qui peuvent être très simples de préparation. Sinon il serait plus intelligent de réduire le temps passé devant la télévision ou l’ordinateur.

  4. Et si on boycottait les produits phyto-sanitaires utilisés par un grand nombre de jardiniers amateurs au profit de produits plus naturels et respectueux de l’environnement.

  5. Et si on adhérait à des associations locales, à des mouvements qui informent et responsabilisent les consommateurs sur une autre voie de production, de consommation et bien sûr de réflexion. Le fait de changer de vision (en ôtant les lunettes du conformisme et de l’économiquement correct) nous donnera d’autres voies de réflexion propices à un changement en douceur, pacifique et moins déstabilisant.
    Je pense au mouvement Colibris initié par Pierre Rabhi.
    Il n’y règne aucun sectarisme hormis celui du retour aux vraies valeurs humaines.
    http://colibris.ning.com/

 

 

Publication du Pr Henri Joyeux (28/01/2016)


J’étais la semaine dernière avec Pierre Rabhi en conférence à l’Ecole d’ingénieurs de Purpan, à Toulouse.

Plusieurs élèves m’ont alerté du fait que le mot « agriculture » a disparu du titre de l’école. Il n’y a pas si longtemps, quand les jésuites étaient encore présents, elle s’appelait « École supérieure d’agriculture de Purpan ».

L’agriculteur devenant le premier acteur de santé, il est urgent que l’agriculture prenne sa vraie place.

J’ai beaucoup appris de Pierre Rabhi et des nombreuses questions des élèves et du grand public.
Voici les questions les plus importantes que nous avons reçues :

1. Le lien entre notre alimentation et les maladies développées dans notre société est-il scientifiquement prouvé, et le cas échéant, dans quelle mesure ?

Il est démontré que 48 à 50 % des cancers sont liés à de mauvaises habitudes alimentaires qui réduisent nos défenses immunitaires.

Évidemment, il y a aussi d’autres facteurs en cause : le tabac, les pollutions, les perturbateurs endocriniens (le premier étant évidemment la pilule, mais personne n’ose le dire). Le stress, surtout chronique, joue aussi un rôle néfaste car il diminue nos défenses.

Nous sommes débordés de patients atteints de cancers à tous les niveaux de l’organisme, de maladies auto-immunes qui peuvent toucher selon les susceptibilités génétiques tous les organes :

  • La thyroïde avec la thyroïdite 
  • Le tube digestif avec la maladie de Crohn et la rectocolite ulcéro-hémorragique, avec toutes leurs complications articulaires, oculaires, cutanées 
  • Les maladies de peau avec le lupus et la sclérodermie 
  • Les maladies rhumatismales avec la spondylarthrite ankylosante, les polyarthrites et même les maladies neurologiques avec sclérose en plaques (SEP), sclérose latérale amyotrophique (SLA), Alzheimer et Parkinson 
  • Les maladies musculaires et tendineuses (fibromyalgie, myosites et tendinites)…

Bref, il est logique que notre organisme réponde à sa façon à toutes les intoxications liées à de mauvais comportements alimentaires et qui concernent notre vie quotidenne. Les allergies et intolérances alimentaires sont actuellement légion, y compris chez les enfants. Les vaccinations trop nombreuses et trop précoces sont en cause, mais ne le dites à personne, vous seriez taxés d’être antivaccins (ce qui n’est pas vrai).

2. Au fil de votre parcours, qu’avez-vous observé dans les comportements alimentaires de notre société, que vous déconseillez absolument ?

Il est réconfortant de constater la prise de conscience qui est en train de se produire. Le grand public, toutes les générations confondues, sait maintenant que nos habitudes alimentaires associées à d’autres comportements de vie sont à la base de notre santé.

C’est pourquoi il y a tant de monde dans les conférences et tant d’émissions audiovisuelles sur les sujets de santé. Le danger c’est que la plupart des émissions de santé dirigées par des médecins, plus propagandistes qu’hommes ou femmes de santé, sont sponsorisées astucieusement par les lobbies de l’agroalimentaire et des laboratoires pharmaceutiques.

Nous consommons 80 % de produits animaux et 20 % de végétaux. Il faut inverser ce rapport et nous serons en bien meilleure santé. Nous devons choisir surtout des produits issus d’une agriculture de qualité, biologique, biodynamique, permaculture, agroforesterie pour mieux produire, mieux manger, mieux vivre. C’est le bonheur.

3. S’il y a trois règles de base à respecter en matière d’alimentation pour conserver une bonne santé, quelles sont-elles ?

  • Mastiquer longuement tout ce que nous mettons dans notre palais des saveurs. Chaque bouchée doit être mastiquée au moins 20 fois, idéalement 35 fois. On stimule ainsi le goût et l’odorat. N’oubliez pas que vous refaites les papilles de votre langue tout les 10 jours et votre odorat tout les 3 mois. Les premiers signes de l’Alzheimer et du Parkinson, bien avant perte de mémoire et tremblements, sont la diminution du goût et de l’odorat. Leur stimulation est donc nécessaire.
  • Moins de produits laitiers de vache (ils contiennent trop de lactose, trop de calcium et trop de facteurs de croissance), moins de viandes rouges et charcuteries (ils contiennent trop d’acides gras saturés et de sel) à remplacer par poissons, fruits de mer et viandes blanches.
  • Plus de fruits frais, de légumes, de légumineuses et de céréales issues d’une agriculture biologique de proximité. Si la cuisson est nécessaire, celle qui est la meilleure pour les goûts et la santé est la cuisson à la vapeur douce, avec un cuit-vapeur ayant un grand compartiment inférieur, à un seul étage avec des trous de 0,7 mm pour laisser passer largement la vapeur, et dont le couvercle est bombé. C’est la plus courte et la plus saine de toutes les cuissons si elle est bien pratiquée. Elle ne dépasse pas 95°C, conserve les meilleurs nutriments et élimine les produits toxiques.

4. En ayant de bonnes habitudes alimentaires dès le début de sa vie, pensez-vous sincèrement que l’on puisse éviter de développer un cancer, du diabète ou une obésité ?

Certainement. Cela commence par l’allaitement maternel qui n’est pas assez valorisé en France, et pour cause. On préfère pousser, par des publicités aux allégations nutritionnelles alléchantes, les laits maternisés qui ornent de manière outrancière les devantures de la plupart des pharmacies. En Australie comme en Allemagne ou en Scandinavie, plus de 90 % des femmes allaitent leur bébé, comme le recommande l’OMS, 6 mois intégralement et une année de plus matin et soir avant et au retour du travail.

En France on donnait largement dans les maternités du « parlodel » ou « bromocriptine », médicament dangereux qui bloque la lactation et qui devrait être interdit dans cette indication.

Aux conseils alimentaires que nous donnons, il faut ajouter une activité physique qui fait transpirer pour éliminer les produits toxiques – de plus en plus nombreux – que nous respirons et consommons sans le savoir.

Nous sommes trop sédentaires. Regarder la télé 3 h 50 par jour, c’est assurément le surpoids et l’obésité, le diabète de type II et celui de type III qui n’est autre que l’Alzheimer, la maladie neurodégénérative qu’on promet à presque toutes les personnes âgées. Elle peut toucher tous les milieux sociaux dès 65 ans. Même un ancien président des USA ou chez nous de la République sont touchés.

Regarder n’importe quoi à la télé, c’est perdre des neurones alors que nous sommes capables d’en gagner au moins 700 par jour. La télé actuelle, dans ses émissions people, est la plus belle entreprise d’anesthésie des consciences, alors qu’elle pourrait faire tant de bien à toutes les générations. Je propose déjà de l’éteindre pendant les repas de midi ou du soir, et de la supprimer des restaurants.

5. Si l’on modifie son comportement alimentaire « en cours de route », cela réduit-il significativement les risques, d’après vous ? Si oui, comment ?

Évidemment ! Quand vous avez été traité pour un cancer du sein ou de la prostate, ou du côlon, du poumon, du rein… vous n’avez pas envie de faire une récidive. C’est pourquoi j’ai publié deux livres : l’un sur le cancer du sein avec mon excellente collègue gynécologue Bérengère Arnal, de Bordeaux – « Comment enrayer l’Epidémie des cancers du sein et les récidives » – et même chose sur le cancer de la prostate avec l’excellent radiothérapeute le Dr HM Hay.

On guérit aujourd’hui statistiquement près de 50 % des patients atteints de cancer, parce que le diagnostic est fait assez tôt. Les 50 % que nous ne guérissons pas, c’est que nous les voyons trop tard, à un stade avancé de la maladie. Dans un proche avenir – cela a déjà commencé – nous ferons passer les 50 % que nous guérissons dans la prévention, et les 50 % que nous ne guérissons pas dans l’espace diagnostic précoce.

J’ai déjà dit et écrit que nous pourrions guérir tous les cancers en 2045, un siècle après la création des Instituts du cancer par le Général de Gaulle. C’est pourquoi je ne cesse de me battre pour la prévention.

Les médecins devraient donner des ordonnances de prévention plus que des prescriptions médicamenteuses inutiles et souvent dangereuses. Là est l’avenir de la médecine.

6. Avec l’usage de pesticides dans les cultures, les hormones qui se retrouvent dans nos cours d’eau, la pollution générée par notre société industrialisée, etc… N’est-il pas illusoire de croire que nous pourrons rester en bonne santé grâce à une bonne alimentation, puisque celle-ci est obligatoirement « contaminée » par tous ces éléments ?

Nous savons où se stockent ces produits dangereux dans notre corps – dans le tissu gras sous la peau – et comment les éliminer : par la transpiration. Mieux que le hammam, l’activité physique qui fait transpirer abondamment est utile pour éliminer ces produits. C’est à cela que sert la transpiration par nos glandes sudoripares.

Nous sommes des bipèdes pas seulement pour marcher, mais capables de courir, quelle que soit l’activité sportive. Cette activité physique régulière transforme dans notre cerveau les neuromédiateurs du pessimisme (déprime, jalousie, agressivité, insomnie…) en neuromédaieurs de l’optimisme (imagination, créativité, partage, bonheur, joies, sommeil réparateur sans somnifères…).

7. Lors de vos conférences, vous abordez en trois heures une multitude de points comme le diabète, l’obésité, les cancers, les maladies de peau chez les jeunes, les vaccins… peut-on être vraiment exhaustif en une seule soirée, ou bien, au final, tous ces thèmes se rejoignent-ils ?

Certainement pas exhaustif. Mais mon objectif est de faire réfléchir pour que le plus grand nombre change ses habitudes alimentaires. J’étais récemment avec mon ami Pierre Rabhi et la synthèse de notre conférence commune fut sa phrase : « Soigner la terre, c’est soigner l’homme. »

La terre nous est donnée pour savoir la respecter. Quand un agriculteur intoxique la terre pour soi-disant obtenir une récolte plus abondante, cela ne dure pas longtemps. Une année, deux tout au plus. Ensuite il faut racheter les semences. On s’est moqué des paysans, ils ont compris et ne vont plus se faire avoir. Pierre Rabhi est un éveilleur de conscience et d’humanité.

Nous sommes complémentaires et convaincus que le prochain président de la République doit comprendre que l’avenir appartiendra à un ministère d’État chargé de l’Agriculture et de la Santé. Car il faut valoriser les agriculteurs, ceux qui nous fournissent des produits de qualité, de proximité, bio, qui nous maintiennent en bonne santé, et refuser une agriculture productiviste faite d’AGM (aliments génétiquement modifiés) parce qu’on trafique la nature avec un seul objectif : le business qui ne voit en nous que des consommateurs. Le grand public l’a compris et se fera de moins en moins avoir. Les étiquetages doivent préciser la provenance des produits que nous voulons consommer et de quel type d’agriculture ils sont issus.

8. Vos prises de position ne font pas toujours l’unanimité, notamment avec la récente polémique sur les vaccins ou la corrélation que vous faites entre la consommation de lait de vache et le développement de cancers… que répondez-vous à vos détracteurs sur ces deux points ?

Je ne crains pas leurs arguments trop souvent liés à des lobbies. En voici deux, imparables :

  • Le calcium des produits végétaux, quand ils sont bien mastiqués, est absorbé par le tube digestif jusqu’à 75 %, alors que le calcium d’origine animale est absorbé au maximum à 25 %… Nous consommons trop de calcium et les excès de calcium du plan national de nutrition santé ne sont pas utiles à notre santé, contrairement à ce que chantent les lobbies.
    Il faut choisir les produits laitiers solides des petits animaux, chèvres et brebis qui ont plus de goût, lesquels nous rassasient plus vite et nous apportent avec une seule portion par jour suffisamment de calcium et pas trop de facteurs de croissance.
    Evidemment, 4 à 6 fruits frais de saison, de proximité et si possible bio apportent du calcium avec en plus les fruits secs, amandes, noix, noisettes… C’est le meilleur calcium car il est plus fortement bio-disponible.

  • Le meilleur vaccin pour un nouveau-né, c’est le lait de sa maman car il contient tout ce qu’il faut en anticorps et molécules protectrices de la santé du bébé. Quant au système immunitaire de l’enfant, je le répète sans cesse, il n’est pas mature avant 1000 jours après la conception, soit le temps de la construction embryonnaire puis fœtale de 270 jours, auquel il faut ajouter 2 années après la naissance. Il faut donc revoir de fond en comble le carnet de vaccinations. 
    Le débat grand public qui va s’ouvrir à propos des vaccins « obligatoires » ou « recommandés » va être utile – merci Madame la ministre – et démontrera que la vaccination « ça se discute », que c’est un acte médical authentique dont le médecin prescripteur est responsable, et pas un homme ou une femme politique…

9. Que conseillez-vous au grand public pour qu’il s’y retrouve dans tout ce qu’il peut entendre à propos de l’alimentation aujourd’hui ?

D’avoir un peu d’esprit critique. Se poser cette simpe question : quand le couple de docteurs XY et XX passe très souvent à la télé pour me parler de santé, cela rapporte combien à la chaîne, sans parler de leurs rémunérations, primes et autres subsides ?

Sont-ils vaiment scientifiques et sincères ou cherchent-ils à me faire passer une nouvelle technique, un dernier vaccin, le dernier somnifère ou anticoagulant, la dernière statine… dont je n’ai pas besoin ?

10. Enfin, j’imagine que vous recherchez toujours de nouvelles pistes de réflexion afin de perfectionner encore les conseils que vous donnerez au public en matière d’alimentation : quel est le thème qui vous occupe actuellement ?

Tout ce qui concerne l’humain, ce que j’appelle « l’anthropo-logique » m’intéresse. Il y a évidemment l’alimentation et toutes les maladies qu’elle peut engendrer ou éviter. Il y a aussi tout le domaine de l’affectivité et de la sexualité, car j’ai compris qu’on ne peut pas vivre sans amour. Mais d’où vient l’amour, à quoi sert-il et où va-t-il ? Ce sera l’objet peut-être d’une prochaine conférence et de prochaines lettres.

Belle semaine,

Professeur Henri Joyeux

 

Voilà une belle leçon de raison et de sagesse, qui de plus, est prodiguée par un homme de science du plus haut niveau !

D’où l’intérêt de porter une attention toute holistique (globale) aux problèmes tant politiques, économiques, écologiques, que sanitaires notamment sur le plan de la santé, qui nous préoccupe le plus au quotidien !